L’Europe, victime collatérale de la guerre du Golfe. Que faire et ne pas faire? edit

14 March 2026

Quelques heures après avoir tonné qu’il attendait des dirigeants iraniens une reddition sans condition, voilà que Donald Trump explique que les objectifs de la guerre contre l’Iran déclenchée le 28 février sont « quasiment atteints ». Entre temps, le cours du baril avait frôlé 120$, ceci expliquant peut-être cela. Mais on est en droit de se demander à quel point les dirigeants américains avaient anticipé les conséquences économiques de leur décision de blitzkrieg. Après seulement treize jours de bombardements, elles étaient déjà considérables, et, même si les prix du pétrole et du gaz se sont légèrement repliés après le revirement trumpien et l’annonce internationale d’une utilisation des réserves stratégiques, l’environnement économique pourrait se dégrader à nouveau dans les semaines à venir.

Le bilan des dégâts déjà subis par les installations pétrolières et gazières du Golfe est loin d’être établi, on ne peut exclure un autre revirement de la Maison Blanche, et l’on pourrait même réaliser que l’annonce d’une fin proche des opérations n’était qu’une manœuvre de communication destinée à calmer les marchés.

Un choc stagflationniste multiforme

Le détroit d’Ormuz est encore pratiquement bloqué et avec lui l’essentiel des exportations de pétrole brut de l’Iran, de l’Irak, du Koweït, de l’Arabie Saoudite et d’Abu Dhabi. Ces deux derniers ont construit des oléoducs évitant le détroit, mais leur faible capacité ne permet de livrer qu’une fraction de la production. Le Qatar a cessé de liquéfier son gaz naturel (GNL) dont il est le deuxième producteur mondial, ainsi que de produire de l’urée, matière première de nombreux engrais agricoles, tout comme le gaz naturel.

L’approvisionnement en eau potable de la région pourrait être compromis, si des usines de désalinisation continuaient à être visées. À Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite où vivent huit millions d’habitants, 90% de l’eau potable vient des installations de Jubail, situées à 200 km à peine des drones iraniens. On notera d’ailleurs que l’Iran a soigneusement évité de s’y attaquer, de même que les États-Unis ont laissé intactes les installations du terminal pétrolier de Kharg, par où transite l’essentiel des exportations iraniennes. Mais si l’escalade devait se poursuivre, les deux objectifs, Jubail et Kharg, pourraient être visés, donnant alors au conflit une tout autre dimension.

La disparition d’une partie de l’offre mondiale de matières premières s’est traduite par une forte hausse des prix : à la date du 13 mars, le Brent cotait 102$/baril, en hausse de 52% depuis la mi-février, et le prix spot du gaz naturel en Europe avait bondi de 75%, après un pic à 90% avant la virevolte du président américain, tandis que celui de l’urée poursuivait sa hausse, dorénavant de 32% sur un an, dépassant celle de l’aluminium (25%).

La réduction de l’offre de matières premières énergétiques et de celles qui leur sont associées est le déclencheur potentiel d’un choc inflationniste et récessionniste (le mot stagflation fut inventé à cet effet) pour l’économie mondiale, ce qui autorise le parallèle avec les deux chocs pétroliers majeurs de 1973-74 et 1979-82 et les chocs mineurs des deux premières guerres du Golfe en 1991 et 2003. Le choc de 2021-2022, lors de la reprise post-Covid est d’une nature différente, car il ne fut qu’en partie un choc d’offre : si les chaînes de production étaient encore désorganisées par les politiques de contention de la pandémie, ce qui relève du choc d’offre, le puissant rebond de la demande des consommateurs du monde entier, stimulé par des politiques budgétaires très actives, contribua largement à la flambée des prix. La distinction entre choc d’offre et choc de demande peut paraître une subtilité d’économistes, mais elle importe pour les réactions des banques centrales ou des autorités budgétaires. Nous y reviendrons.

Quel est le risque d’une récession mondiale?

Les deux premiers chocs pétroliers, au cours desquels la production de brut baissa de 5% (1975) puis à nouveau de 14% (1979-1982), virent le cours réel du brut tripler puis doubler. L’économie mondiale était alors fortement dépendante des hydrocarbures, et le PIB mondial par habitant, qui augmentait tendanciellement d’environ 2% par an, baissa de 1,2% en 1975 et de 1,4% en 1982. Comparativement, la faible hausse des cours (+30% en 1992) qui suivit l’invasion du Koweït par l’Irak puis la guerre menée par la coalition fut singulièrement nocif, faisant baisser le PIB mondial par habitant de 0,4%. Il est probable que l’expérience des chocs précédents provoqua une forte réaction d’attentisme de la part des entreprises (constitution de stocks) et des ménages (épargne de précaution), ce qui aggrava l’impact conjoncturel du choc pétrolier. En revanche, la seconde guerre du Golfe et la hausse de 33% du cours du brut qu’elle entraîna en 2004 n’eurent pratiquement aucun impact sur la croissance mondiale.

L’économie mondiale était rodée, en quelque sorte, et lorsque les prix flambèrent à nouveau en 2008 (+154% par rapport à 2004), alors que les marchés anticipaient une intervention israélienne pour enrayer le programme nucléaire iranien, l’économie mondiale ralentit significativement, mais c’est la crise financière déclenchée en septembre qui acheva de la plonger en récession, plutôt qu’un choc d’offre anticipé mais pas réalisé.

Revenons à la situation présente. Si le conflit devait s’apaiser dans les semaines à venir, les pénuries de matières premières ne seraient que temporaires – l’adjectif « temporaire » devant être pris de façon assez élastique, étant donnée l’incertitude sur l’ampleur des destructions. Mais il est peu probable que les hausses de prix soient à même de provoquer une récession mondiale. En effet, comparée à la situation d’avant le premier choc pétrolier, la consommation d’énergie primaire par unité de PIB mondial ajusté de l’inflation a pratiquement baissé de moitié (- 47% entre 1970 et 2024), ce qui a réduit d’autant la sensibilité de l’économie mondiale aux prix énergétiques. On remarquera néanmoins que le coût social et politique d’un ralentissement économique est plus élevé aujourd’hui qu’il ne l’était, car les gains de productivité encore élevés dans les années 1970 fournissaient une sorte d’amortisseur qui s’est bien affaissé depuis.

Les paramètres diffèrent selon les régions. À la différence des Etats-Unis, l’Europe est très peu productrice de pétrole et de gaz et dépend beaucoup du Moyen Orient pour ses approvisionnements du premier et des États-Unis pour le second. Le prix du pétrole comme celui du GNL étant mondiaux – avec de mineures différences entre régions – l’impact sur les utilisateurs finaux, consommateurs ou industriels, ne diffère que par la taxation des produits énergétiques. Faible aux États-Unis, elle est élevée en Europe où les taxes fixes de type accise (67 centimes par litre de sans plomb 95 en France par exemple) amortissent l’impact de la hausse du prix des importations. En revanche, pour l’économie dans son ensemble, l’impact n’est pas le même pour un pays exportateur net de pétrole et de gaz, comme les États-Unis, et l’Europe ou l’Asie, qui sont importateurs nets. Le paradoxe est que si l’économie américaine bénéficie d’un choc positif via une amélioration de ses termes de l’échange, ses consommateurs et donc son opinion publique n’en voient guère la couleur à court terme, ce qui a probablement contribué au demi-tour rhétorique du le président Trump.

En revanche, si le choc énergétique devait se confirmer et s’amplifier, les économies européennes et asiatiques seraient les victimes collatérales de la guerre décidée unilatéralement par les États-Unis et Israël, et le risque de stagflation pourrait alors se réaliser. Se pose alors la question : que peut-on faire pour limiter les dégâts à court terme et, à plus long terme, pour s’affranchir de la menace toujours présente de conflits touchant les sources d’énergie fossile, du Moyen Orient à l’Amérique Latine ?

Aider les consommateurs, une fausse bonne idée

Supposons que les cours des produits énergétiques importés en Europe, pétrole et gaz, augmentent fortement et durablement, du fait d’une réduction de l’offre à court terme et d’une plus grande incertitude sur l’offre de long terme. Pour les gouvernements, toujours soumis aux sanctions électorales, ce dont on ne saurait se plaindre, forte est la tentation d’arranger les choses par des subventions. Or cela ne ferait qu’aggraver la situation : si l’offre mondiale diminue, la demande ne peut que s’ajuster à la baisse. La subventionner localement revient à exporter la pénurie vers les autres importateurs. Si les politiques de subvention se généralisaient, elles ne pourraient qu’aboutir à un rationnement, que ce soit par des files d’attente ou par des mesures administratives.

Et pourtant…

Malgré tout, ce type de politique reste populaire. En France, le Rassemblement National demande une baisse de la TVA sur toutes les sources d’énergie, et LFI un blocage des prix. Outre l’impact budgétaire massif de la proposition du RN, estimé à 17 Mds d’euros par Bercy, ces mesures iraient tout droit vers un rationnement puisqu’elle stimulerait la demande – le RN s’en félicite même en avançant un coût budgétaire bien plus faible en raison… d’une hausse de la demande ! À leur crédit, ni le gouvernement ni les partis participant de près ou de loin à la coalition au pouvoir n’ont, pour l’heure, cédé aux sirènes subventionnistes, tant notre situation budgétaire est grave.

En Allemagne, où les finances publiques présentent d’amples marges de manœuvre mais où l’énergie est plus chère et très dépendante des importations de gaz, le SPD, membre de la coalition du chancelier Merz, réclame un « chèque énergie » pour les ménages à bas revenus, tandis que le chancelier privilégie le soutien aux industriels pour stabiliser le prix de l’électricité. Si le soutien aux entreprises a l’avantage de préserver la compétitivité, il souffre du même défaut que les chèques aux consommateurs : ignorer la réduction de l’offre. Dans l’opposition, les libéraux (FDP) demandent la suspension temporaire de la tarification du carbone, ce qui signerait probablement sa fin, et la réouverture des centrales nucléaires, qui augmenterait l’offre d’énergie décarbonée tandis que l’extrême-droite (AfD) appelle à la fin des sanctions contre la Russie (une façon d’augmenter l’offre, mais cette fois en finançant la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine) et la suppression de toutes les taxes environnementales. Seuls les Verts semblent avoir saisi l’inanité des politiques de subvention de la demande : ils proposent d’augmenter et de pérenniser les subventions à l’installation de pompes à chaleur et de batteries domestiques, de façon à réduire la dépendance au gaz importé, talon d’Achille du choix stratégique allemand de miser sur le tout renouvelable pour la génération d’électricité.

Le cas italien est d’autant plus intéressant que l’Italie est encore plus dépendante des importations de gaz que ne l’est l’Allemagne. Au sein de la coalition au pouvoir, les propositions vont d’un renforcement des accords de livraisons avec l’Algérie et l’Azerbaïdjan (Fratelli d’Italia) à diverses subventions de la demande (Lega, Fratelli, Forza Italia) et à une relance du nucléaire (Lega). Opter pour des contrats de livraisons avec des producteurs « proches » est une façon de s’affranchir de la volatilité des prix et du risque de rupture d’approvisionnement, en théorie du moins, mais a forcément un coût, les producteurs étant en position d’imposer des prix élevés à long terme, une façon de faire payer la prime de risque par l’importateur. À gauche, on propose de soutenir le photovoltaïque (Partito Democratico) et des subventions de la demande, le Mouvement 5 Etoiles prônant comme LFI en France un blocage des prix.

Pratiquement, en Europe, les propositions les plus démagogiques et anti-économiques viennent plutôt de partis extrémistes peu susceptibles d’influer sur les décisions budgétaires. Le pragmatisme – un peu de subventions ciblées vers les plus bas revenus – et l’affichage de politiques structurelles visant à réduire la dépendance aux l’énergies fossiles semblent faire consensus. Et si la croissance économique devait pâtir du choc énergétique, aucun gouvernement ne chercherait à empêcher le déficit budgétaire de se creuser, une forme indirecte de soutien budgétaire à l’économie ayant l’avantage de ne pas subventionner la demande d’hydrocarbures.

Les banques centrales devraient-elles venir à la rescousse?

L’augmentation des prix des matières premières, et pas seulement de l’énergie comme on l’a vu, aura inévitablement un effet inflationniste sur toutes les économies, y compris celles des exportateurs nets. Les banques centrales ayant pour mandat la stabilité des prix – ce qu’elles ont dans leur grande majorité interprété comme viser une inflation de 2% – sont confrontées à un dilemme bien connu. Comme il s’agit d’un choc d’offre de matières premières, la hausse des prix et la baisse d’activité économique qui en découlent ne relèvent pas de la politique monétaire, dont les décisions influencent surtout la demande. Augmenter les taux d’intérêt de façon préemptive réduirait encore l’activité sans faire baisser l’inflation importée. Les abaisser stimulerait la demande et aggraverait ainsi le choc inflationniste. Si de grandes économies comme les États-Unis et la zone euro s’engageaient vers la relance monétaire, la stimulation de la demande pourrait même accentuer la hausse des prix énergétiques.

Échaudées par le précédent de la reprise post-Covid où, ayant tardé à réagir à la montée des prix, elles avaient dû mettre les bouchées doubles par la suite, les banques centrales vont probablement se montrer conservatrices. Dans une interview à France Inter, Christine Lagarde a déclaré que la BCE « ferait tout ce qui est nécessaire pour que l’inflation soit sous contrôle et que les Européens ne subissent pas des augmentations d’inflation du type de celles que nous avions vu dans les années 2022 et 2023 ».

À moins de pousser à une très forte appréciation du cours de l’euro, ce qui ne relève pas de son mandat, on ne voit guère comment la BCE pourrait prévenir une poussée temporaire de l’inflation, mais le message de fond était clair : tout comme les autres banques centrales, la BCE ne tolérera pas une dérive inflationniste durable. Comme aujourd’hui son taux directeur (taux de refinancement des banques) corrigé de l’inflation est proche de zéro alors que la croissance économique récente est de l’ordre de 1,5%, cela pourrait conduire à terme à un relèvement des taux, si la BCE constatait que l’économie se montrait résiliente au choc d’offre. Nous n’en sommes pas là.

Du côté de la Réserve Fédérale américaine, la pression de l’administration Trump pour une baisse des taux sera très forte, d’autant que le dollar s’est apprécié à la suite de la flambée des cours du gaz et du pétrole. En mai, Kevin Warsh, choisi par le président Trump pour présider la banque centrale, remplacera Jay Powell, qui restera cependant au Conseil des gouverneurs jusqu’en 2028. Mais même si le nouveau président de la « Fed » pousse à une baisse des taux, rien n’indique que le comité de politique monétaire (FOMC) le suivra. À la différence de l’Europe ou du Japon, la montée des prix de l’énergie n’est pas de nature stagflationniste aux États-Unis. Il faudrait probablement une réaction très négative des marchés financiers, relativement calmes jusqu’à présent, pour convaincre une majorité du FOMC de baisser la garde. Nous n’en sommes pas là non plus.

Les réserves de pétrole et de gaz resteront dans des zones à risque

Si à court terme, les importateurs nets comme l’Union Européenne ne peuvent que tenter de limiter les dégâts, ils devraient en toute logique accélérer la transition énergétique pour s’affranchir à long terme de la dépendance aux énergies fossiles. Cette troisième guerre du Golfe vient en effet nous rappeler qu’en plus d’être responsables du changement climatique en cours et à venir, les énergies fossiles sont et resteront risquées quant à leur approvisionnement.

Les cinq pays possédant les plus importantes réserves connues de pétrole sont par ordre décroissant le Vénézuéla (17,5% des réserves mondiales), l’Arabie Saoudite (17,2%), l’Iran (9,1%), l’Irak (8,4%) et la Russie (6,2%). Et voici la liste pour le gaz : Russie (19,9%), Iran (17,1%), Qatar (13,1%), Turkménistan (7,2%) et États-Unis (6,7%). Quelles qu’en soient les raisons – la richesse des sous-sols étant très probablement l’une d’entre elles – la grande majorité de ces pays sont sujets à des risques politiques et sont dirigés par des régimes autoritaires qui n’ont pas hésité et n’hésiteront pas dans le futur à utiliser leur pouvoir pétrolier ou gazier à des fins géopolitiques, comme ce fut le cas lors de l’embargo pétrolier de 1973, ou lors de la guerre déclenchée en 2022 par la Russie.

Ce n’est vraiment pas le moment de perdre de vue le long terme

Que l’intérêt de la planète et les intérêts géopolitiques des Européens – la souveraineté énergétique – soient à ce point alignés devrait susciter un large consensus politique pour accélérer les politiques de décarbonation, puisqu’elles reviennent précisément à s’affranchir des énergies fossiles. Et pourtant, on peut se demander si l’inverse ne risque pas de se produire.

Que les partis extrémistes comme l’AfD en Allemagne ou le RN en France appellent à cesser toute politique de tarification du carbone, ou, à l’autre bout du spectre politique, veulent subventionner la demande de produits carbonés par des baisses de taxes ou des blocages de prix de détail, ne surprend pas. Mais il y a plus inquiétant : même les partis de gouvernement sont tentés de baisser les bras, l’abandon de toute action climatique par les États-Unis en faveur de la politique trumpienne dite « drill, baby, drill » y étant probablement pour quelque chose.

En amont du sommet européen du 19 mars, le chancelier Merz a déclaré : « si les objectifs de décarbonation ne sont pas atteignables et si l’ETS (le système européen d’échange de quotas carbone) n’est pas le bon instrument, nous devrions être prêts à les réviser », tandis que le président Macron s’en prenait à une hypothétique spéculation sur les quotas carbone, critiquant un prix de la tonne de CO2 à 80€ qui, selon lui, devrait être « autour de 30 à 40€ ». À sa dernière cotation, le prix du carbone était de 71€. Une baisse de 50% comme le préconise M. Macron réduirait les incitations à se passer des hydrocarbures à long terme, et, à court terme, stimulerait encore plus la demande de gaz importé, comme le feraient la baisse de TVA demandée par le RN. Curieuse convergence.

Plus fondamentalement, l’ETS, actif depuis 2005, est l’instrument clef de l’UE pour décarboner son économie : les quotas de carbone sont fixés de façon décroissante par l’Union, et c’est au prix de marché que revient de les distribuer entre entreprises sujettes à la tarification carbone, de façon à minimiser les coûts économiques. Pour lui rendre justice, Emmanuel Macron a raison de souligner qu’une trop forte volatilité du prix du carbone peut décourager les investissements de décarbonation. Mais prétendre que le prix devrait être à tel ou tel niveau revient à nier le bien-fondé du marché du carbone. Remettre en cause l’ETS, qui devrait en principe être élargi en 2028, c’est déstabiliser toute la politique de décarbonation européenne.

Il serait tout à fait paradoxal que la guerre menée par les États-Unis et Israël ait pour victime collatérale la politique européenne d’affranchissement des énergies fossiles. Et pourtant, le risque est bien là.