Trump et le pouvoir par les mots edit
Les tweets, publications et interviews quotidiens du président Donald Trump peuvent sembler contradictoires et chaotiques. Cependant, tous reflètent ses motivations profondes : accroître sa notoriété, son statut, son pouvoir, sa richesse, et mettre en œuvre son projet idéologique d’extrême droite « Make America Great Again » (MAGA), qui repose sur des valeurs chrétiennes, nationalistes, racistes, xénophobes, misogynes et autoritaires. Cet article analyse les tentatives de Trump et de ses épigones pour contrôler les discours populaires et officiels concernant ce double programme. Réussir à façonner les perceptions et les croyances des Américains concernant Trump et le caractère des États-Unis contribuera à façonner et à remodeler la réalité matérielle sous-jacente. Ce processus a été décrit par le sociologue W.I. Thomas en 1928 : « Si les hommes définissent une situation comme réelle, elle est réelle dans ses conséquences. » Trump, qui connaît bien les médias et a participé pendant onze ans à une émission de téléréalité, a brillamment utilisé la rhétorique pour se promouvoir et promouvoir le projet MAGA. La campagne de mensonges égoïstes et de suppression des vérités et des critiques gênantes montrent que de simples mots peuvent faire des dégâts considérables.
Vérité alternative
L’Amérique de Trump n’est pas sans évoquer celle du 1984 de George Orwell. La stratégie de communication de l’administration vise méthodiquement à instituer une vérité alternative, qui touche aussi bien au passé qu’au présent de l’Amérique.
Blanchir l’histoire. Trump et son administration cherchent sans relâche à supprimer toute référence aux injustices passées et présentes des États-Unis et à présenter une image aseptisée, mensongère et sectaire de l’histoire américaine. Prenons l’exemple du décret présidentiel de mars 2025, intitulé « Restaurer la vérité et la raison dans l’histoire américaine », qui ordonnait aux agences fédérales de retirer des lieux publics tout document « dénigrant de manière inappropriée les Américains, et de se concentrer plutôt sur la grandeur ». Effacer les références publiques aux aspects de l’histoire américaine que l’administration n’apprécie pas revient à tenter de les effacer de la mémoire collective, comme lorsque le Service des parcs nationaux a retiré une exposition de la maison de George Washington à Philadelphie représentant ses huit domestiques esclaves. Lorsqu’un procès a contesté ce retrait, un avocat du gouvernement a répondu : « En fin de compte, c’est au gouvernement de choisir le message qu’il souhaite transmettre. » (Cependant, le recours a abouti et un juge a ordonné le rétablissement de l’exposition.) Un autre exemple est celui de la National Portrait Gallery de la Smithsonian Institution, un musée public de Washington, qui a supprimé toute mention des deux procédures de destitution de Trump (ce dernier n’en a pas moins congédié le directeur du musée).
Prendre les métaphores au pied de la lettre. L’administration Trump a interprété des concepts métaphoriques au sens littéral afin de faire avancer son programme, dans ce qui s’apparente à une forme de symbolisme performatif. Par exemple, après avoir affirmé que les États-Unis étaient engagés dans une « guerre contre la drogue », Trump a invoqué le pouvoir de déclarer la guerre accordé au président par la Constitution pour ordonner la destruction de bateaux civils dans les Caraïbes et le Pacifique Est, et assassiner plus de 150 membres d’équipage (en justifiant cette action par l’affirmation sans fondement qu’ils étaient des combattants ennemis). La métaphore de la guerre peut également s’appliquer dans les affaires intérieures. En réponse aux manifestations contre les agents de l’ICE (Immigration and Custom Enforcement) qui envahissaient les villes américaines, Trump a déclaré : « C’est une guerre intérieure » et a envoyé des troupes fédérales et de la garde nationale en tenue de combat et équipées de mitrailleuses pour patrouiller dans les villes à tendance démocrate. Ce spectacle avait pour but de signaler que les manifestations légales entraîneraient une réponse violente de l’État, comme cela s’est effectivement produit lorsque de nombreux manifestants pacifiques ont été arrêtés et que deux d’entre eux ont été assassinés à Minneapolis par des agents de l’ICE. Un analyste politique a fait remarquer que « ces meurtres étaient emblématiques de sa véritable mission : mettre en scène un spectacle de cruauté[1] ».
Le timing est important. L’administration Trump reconnaît que les premières impressions d’un événement contribuent à façonner les interprétations populaires, même si ces impressions sont ensuite réfutées. Par exemple, lorsque Renee Goode et Alex Pretti ont été assassinés par des agents de l’ICE et de la police des frontières, l’administration les a décrits comme des « assassins en puissance » et des « terroristes nationaux ». Bien que ces assertions fussent manifestement fausses, c’est à travers leur prisme que ces meurtres ont d’abord été représentés.
Une image (retouchée) vaut mille mots. Un exemple concret : après l’arrestation de Nekima Levy Armstrong, une avocate et militante afro-américaine des droits civiques qui avait protesté pacifiquement contre les actions de l’ICE, la Maison Blanche a retouché une photo et l’a publiée sur son compte de réseau social, la présentant de manière erronée comme incontrôlable et hystérique. En réalité, Mme Armstrong a agi avec beaucoup de dignité après son arrestation. De plus, le message qui accompagnait la photo la décrivait de manière malveillante comme une « agitatrice d’extrême gauche » qui « orchestrait des émeutes dans des églises du Minnesota ». Le président Trump a déclaré qu’elle et les autres manifestants arrêtés étaient des « agitateurs insurrectionnels » qui devaient être « jetés en prison ou expulsés du pays ». Lorsqu’on a demandé à une responsable de la Maison Blanche de commenter cette affaire, elle a rétorqué : « L’application de la loi se poursuivra. Les mèmes continueront ».
Une rhétorique et des actions qui dégradent la culture américaine. La rhétorique effrontée, obscène et sectaire de Trump dans ses interventions publiques contraste avec des siècles de discours présidentiels. Elle vise probablement à transmettre son engagement anti-élitiste et populiste. Il décrit régulièrement ses détracteurs comme des « marxistes malades » et « des cinglés » (lunatics). Lors d’une réunion publique du cabinet, il a qualifié Ilhan Omar, membre démocrate du Congrès, de « déchet ». Il a décrit les immigrants comme des « serpents » dotés de « mauvais gènes » et a affirmé (à la manière de la terminologie nazie) qu’ils « empoisonnaient le sang » de l’Amérique. En réponse aux manifestations nationales « No Kings Day » en octobre dernier, il a publié sur les réseaux sociaux une vidéo de lui-même portant une couronne, volant au-dessus des manifestants et déversant d’énormes quantités d’excréments sur eux. Ses messages ont souvent une intention inquiétante, comme lorsqu’il a publié une menace en ligne concernant six membres démocrates du Congrès, tous anciens officiers, qui ont diffusé une vidéo conseillant aux militaires en service actif de ne pas tenir compte des ordres illégaux : « Chacun de ces traîtres à notre pays devrait être ARRÊTÉ ET JUGÉ. » Le ministère de la Justice (DOJ) a rapidement répondu à la demande de Trump et a cherché à inculper les six personnes. Cependant, deux grands jurys ont refusé, ce qui contraste fortement avec la plupart des cas où le gouvernement fédéral demande des inculpations.
La vulgarité militante et la dégradation de la culture pour faire avancer son programme personnel et populiste s’étendent au message véhiculé par le lancement, sans consultation ni autorisation du Congrès, de la plus grande « rénovation » de la Maison Blanche depuis sa quasi-destruction pendant la guerre de 1812. Le projet prévoit de remplacer l’aile est et la roseraie par une immense salle de bal (plus grande que le manoir de la Maison Blanche et l’aile ouest réunis) qui reflétera le style préféré de Trump, fait de dorures et de paillettes, comme on peut le voir à Mar-a-Lago. Un autre exemple d’utilisation de l’architecture pour transmettre un message est sa proposition (là encore sans implication du Congrès) de construire un arc de 76 mètres de haut inspiré de l’Arc de Triomphe de Paris. Ce monument éclipsera les monuments emblématiques de Washington situés à proximité.
« Le médium est le message » (pour reprendre la fameuse maxime de Marshall McLuhan). Les médias préférés de Trump sont les tweets, les podcasts, les publications en ligne et les interviews télévisées menées par des personnes qui lui sont dévouées. Le médium et le contenu reflètent et promeuvent un message populiste autoritaire. Il en va de même pour le fait qu’il organise des réunions du cabinet en direct à la télévision, au cours desquelles (à l’instar de Kim Jong Un en Corée du Nord) les secrétaires d’État rivalisent pour couvrir le président d’éloges. L’analyste politique Ezra Klein commente : « Ce qui est ironique dans les réunions du cabinet de Trump, c’est que personne ne plaisante. Ces réunions ne sont pas seulement une mise en scène, elles sont une culture. On gagne les faveurs de Trump en faisant preuve de loyauté plutôt que de compétence. Le président veut des parades, pas des processus, et c’est ce qu’il obtient.[2] » Le message anti-élitiste et populiste est que l’élaboration des politiques est le fruit de l’intuition d’un leader omniscient, supérieure aux connaissances fournies par « ses » généraux, scientifiques et décideurs politiques, ainsi que par des experts indépendants.
Le jeu de l’argent et du nom. Trump exploite sans vergogne sa présidence pour se mettre en valeur. Son comportement véhicule le message qu’il est tout à fait légitime d’utiliser un mandat public pour s’enrichir personnellement. Au cours des dernières années, Trump a tiré parti de la notoriété qu’il avait acquise à la télévision puis comme président en accordant des licences d’utilisation de son nom à des casinos, des terrains de golf, la Trump University, Trump Steaks et des immeubles d’appartements de luxe. Au cours de son second mandat, l’ampleur de la corruption a atteint des sommets sans précédent, éclipsant celle de tous les présidents précédents. En mêlant illégalement et de manière contraire à l’éthique ses rôles publics et privés, la fortune de Trump a augmenté de quatre milliards de dollars depuis sa réélection, et ce n’est qu’un début. Cela résulte du fait que Trump a accordé des licences pour l’utilisation de son nom et investi dans la cryptomonnaie, des complexes hôteliers de luxe et des terrains de golf, généralement en partenariat avec des investisseurs privés et des gouvernements étrangers (en particulier les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite) qui cherchent à obtenir des faveurs du gouvernement américain. L’entreprise la plus lucrative de la famille Trump est la cryptomonnaie. Ses avoirs sont passés de montants négligeables avant la réélection de Trump à 6 milliards de dollars actuellement, suite à la création de la cryptomonnaie « Trump meme coin » et de World Liberty Financial.
Trump a également intensifié ses efforts pour renforcer sa popularité, en partie motivé par la volonté d’effacer de la mémoire collective ses deux procédures de destitution et sa défaite électorale de 2020. L’une de ses stratégies consiste à apposer son nom sur des équipements publics. Comme l’a fait remarquer le président, « Il faut apposer son nom sur des choses, sinon personne ne se souvient de vous.[3] » Prenons l’exemple du changement de nom du John F. Kennedy Center for the Performing Arts, une institution culturelle renommée de Washington, D.C., créée par le Congrès pour honorer le président assassiné. Après sa réélection, Trump a limogé la plupart des membres du conseil d’administration du Kennedy Center et les a remplacés par des alliés. Le conseil d’administration a rapidement rebaptisé le centre (sans l’autorisation du Congrès) « Trump-Kennedy Center for the Performing Arts ». Il est sans précédent que des établissements publics soient rebaptisés en l’honneur de présidents en exercice, mais dans ce cas précis, cet honneur a été proposé par le président lui-même ! Lorsque de nombreux artistes ont annulé leurs représentations prévues au Centre en signe de protestation, Trump a réagi en fermant le Centre pour « rénovation » pendant deux ans, reconnaissant tacitement les dommages causés par sa mégalomanie. Il prévoit également d’apposer son nom et son image sur deux nouvelles pièces de monnaie, ce qui constitue là encore un honneur jamais accordé à un président vivant.
Faire taire toute contestation
La campagne menée par l’administration Trump pour contrôler les perceptions et façonner l’opinion publique passe aussi par la suppression des vérités dérangeantes qui remettent en cause le discours officiel. Par exemple, la Maison Blanche a ordonné aux agences fédérales de rejeter toute demande de subvention fédérale pour des programmes de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI), ainsi que pour la recherche sur le changement climatique. Elle a cessé de collecter et de publier des données sur l’insécurité alimentaire, les fautes professionnelles des forces de l’ordre et la mortalité infantile et maternelle, estimant sans doute que si ces problèmes ne sont pas rendus publics, ils cesseront d’exister.
L’administration Trump s’en est prise aux principales institutions susceptibles de remettre en cause le discours officiel : la presse, les universités, mais aussi les cabinets d’avocat.
La presse. L’administration a bafoué l’interdiction faite au gouvernement de limiter la liberté d’expression, inscrite dans le premier amendement. Un éditorial du New York Times du 24 février 2026 observait que l’administration Trump a « transformé les agences fédérales qui réglementent les médias audiovisuels publics en instruments de mise en œuvre d’une idéologie ». Trump et l’exécutif se sont livrés à une attaque implacable contre les sources indépendantes d’enquête et d’information, une attaque bien plus importante que les précédents tels que le Maccarthysme des années 1950. Le gouvernement a mis fin au financement public des chaînes de télévision et de radio à but non lucratif qui, depuis des générations, offraient une couverture médiatique fiable. Trump a poursuivi en justice plusieurs médias, exigeant des milliards de dollars de dommages, et les agences fédérales ont menacé de refuser le renouvellement des licences de diffusion aux chaînes de radio et de télévision qui diffusaient des informations critiques.
Trump se livre également à des attaques personnelles et à des insultes. Il qualifie les informations qui contredisent son message de « fake news ». Après avoir réussi à faire pression sur une chaîne de télévision pour qu’elle annule l’émission d’un animateur de talk-show de fin de soirée, il a publié, à propos d’un animateur d’une autre chaîne : « Virez-le, IMMÉDIATEMENT ! » Le gouvernement a enfreint une loi protégeant les journalistes en perquisitionnant le domicile d’une journaliste et en saisissant son ordinateur, son téléphone et ses notes.
Les grands organes de presse se sont livrés à l’autocensure pour apaiser le président en annulant des reportages d’investigation et des talk-shows de fin de soirée. Dans une décision dont le timing soulève des questions, l’institut Gallup a récemment mis fin à son sondage très respecté sur la popularité du président, alors que la popularité de M. Trump a atteint des niveaux historiquement bas.
Les universités. La mission fondamentale des universités, qui consiste à rechercher la vérité par l’enseignement et la recherche, représente un défi inhérent à la quête de réalité de l’administration Trump. Sur des sujets d’une importance vitale tels que la réalité et le danger du changement climatique, l’efficacité des vaccins, l’impact des droits de douane, l’intégrité des forces de l’ordre et la nature de la justice sociale, les universités qui embrassent leur mission entrent nécessairement en conflit avec les messages et les politiques d’extrême droite de l’administration Trump. Afin de lutter (ostensiblement) contre l’antisémitisme et la discrimination à l’égard des étudiants blancs sur les campus, l’administration a intenté des poursuites judiciaires contre des universités, retenu des fonds fédéraux destinés à la recherche et exigé qu’elles signent un « pacte » visant à limiter les inscriptions d’étudiants étrangers et à remodeler les programmes d’études et la gouvernance universitaire afin de les aligner sur son programme idéologique. Erwin Chemerinsky, doyen de la faculté de droit de l’université de Californie à Berkeley, a qualifié ces pactes d’« extorsion ».
Les cabinets d’avocats. L’administration a cherché à dissuader plusieurs des cabinets d’avocats les plus influents du pays de représenter des clients qui contestent ses politiques et ses actions. Elle a également exigé que ces cabinets fournissent une assistance pro bono substantielle aux comités d’action politique (PAC) favorables à Trump.
L'état de l'Union
La tentative de M. Trump de contrôler le discours est clairement visible dans son récent discours sur l'état de l'Union, le rapport annuel que les présidents présentent au Congrès et au pays. La plupart de ces discours louent la situation des États-Unis et cherchent à inspirer l'unité nationale. Le discours de M. Trump du 24 février, rempli d'affirmations trompeuses, auto-glorifiantes et partisanes, contrastait fortement avec cette tendance.
Le discours reprenait tous les éléments analysés ici, destinés à renforcer le statut et le pouvoir du président. Un exemple de mensonge était la déclaration du président selon laquelle « nous protégerons toujours la sécurité sociale, Medicare et Medicaid ». Cependant, la loi sur la réduction des impôts adoptée l'année dernière par le président devrait réduire le financement futur de Medicare, ainsi que le financement de Medicaid de 1 000 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, ce qui privera 10 millions de personnes de leurs prestations.
Résistance. La campagne de Trump visant à façonner l'opinion publique et, par conséquent, à remodeler les États-Unis a eu un impact extrêmement destructeur au cours de la brève période qui a suivi son retour au pouvoir. Cependant, ce projet n'a été que partiellement couronné de succès. Si certaines universités ont cédé à la pression de l'administration, d'autres ont refusé de plier. Lorsque le Pentagone a exigé des journalistes qu'ils signent un accord restreignant sévèrement ce qu'ils pouvaient rapporter, aucun n'a accepté et l'obligation a été retirée. La campagne visant à présenter l'assaut violent de l'ICE et de la police des frontières à Minneapolis comme une tentative de rétablir l'ordre public a suscité une résistance massive qui a contraint l'administration à capituler en partie. De nombreuses décisions judiciaires ont freiné la suppression par l'administration Trump des messages auxquels elle s'oppose. Ainsi, si les tranchées et les fortifications de la société civile (comme les appelait le marxiste italien Antonio Gramsci) ont été affaiblies, elles restent solides. De plus, le vent semble tourner. Le soutien populaire à Trump et à ses politiques était déjà tiède lorsqu'il a repris ses fonctions ; il a encore baissé pour atteindre un niveau sans précédent. (Son récent lancement d'une attaque massive contre l'Iran pourrait-il représenter en partie une tentative de détourner l'attention de sa situation intérieure ?) Parallèlement, les protestations se sont multipliées et la défection de certains dirigeants du Parti républicain indique que sa propre coalition pourrait être en train de s'effriter. Les sondages d'opinion suggèrent actuellement que les démocrates pourraient prendre le contrôle d'au moins une chambre du Congrès si les élections de mi-mandat de cette année se déroulaient de manière équitable. Cependant, il serait naïf de se montrer complaisant : bien que Trump n'ait même pas atteint la moitié de son second mandat, il a déjà causé des dommages incalculables. De plus, les perspectives d'une défaite du Parti républicain en novembre ont incité l'administration à imaginer des moyens d'assurer la victoire, par des moyens licites ou illicites (un sujet qui dépasse le cadre de cet article). Le récit et la réalité de ce qui nous attend restent largement ouverts.
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[1] Lydia Polgreen, “In Minneapolis, I Glimpsed a Civil War,” The New York Times, 24 janvier 2026.
[2] « Ezra Klein, « Trump Has Overwhelmed Himself », The New York Times, 1er février 2026.
[3] Cité dans Peter Baker, « A Superman, Jedi and Pope: Trump’s Self-Mythology », The New York Times, 16 février 2026.
