• 4 novembre 2009

    Les errements de l’Etat actionnaire

    Les errements de l’Etat actionnaire

    Après plus de deux décennies de politiques de privatisations massives, le poids du secteur public industriel et commercial dans l'économie française reste important. Le problème est que cette exception française repose sur une doctrine peu claire, jouant à cache-cache entre un libéralisme et un interventionnisme aussi mal assumés l’un que l’autre.

  • 24 mars 2009

    Comment soutenir la consommation?

    Comment soutenir la consommation?

    Les déséquilibres macroéconomiques qui ont provoqué la crise actuelle, à commencer par l’endettement des ménages américains, étaient aussi facteurs de dynamisme pour le commerce mondial, et la contraction brutale des échanges fragilise toutes les économies sans exception. Dans ces conditions on ne peut que se féliciter de voir émerger un consensus international sur le refus du protectionnisme, d’une part, et sur la nécessité d’une relance globale par la consommation, d’autre part. La question pourrait toutefois se poser d’une façon sensiblement différente en France.

  • 23 septembre 2008

    Des patrons étrangers aux commandes des grandes entreprises françaises

    Des patrons étrangers aux commandes des grandes entreprises françaises

    Ces derniers jours, deux postes de directeur général d’entreprises du CAC 40 sont revenus à des managers étrangers : le Néerlandais Ben Verwaayen a été nommé à la tête d’Alcatel-Lucent et le Germano-Canadien Chris Viehbacher à celle de Sanofi-Aventis. Peut-on y voir un signe du renouvellement des élites ?

  • 14 février 2007

    Déficits: pour savoir ce que les candidats feraient, regardons ce que leurs prédécesseurs ont fait

    Déficits: pour savoir ce que les candidats feraient, regardons ce que leurs prédécesseurs ont fait

    La France est récemment sortie de la procédure de déficit excessif initiée par la Commission européenne en 2003, ce qui a entraîné un concert d’auto-félicitations sur la bonne conduite des finances publiques françaises. Mais la France reste un des cancres européens en la matière. Elle a aujourd’hui le déficit public le plus élevé des pays de la zone euro (2,6% du PIB), après l’Italie, la Grèce et le Portugal. Pour 2007, les analystes projettent généralement que seuls la Grèce et le Portugal feront « pire » que la France en termes de déficit budgétaire.

  • 25 octobre 2006

    Une nouvelle compréhension des marchés du travail

    Une nouvelle compréhension des marchés du travail

    Que les Américains travaillent plus que les Européens, on le sait. Pourquoi ? Le débat continue entre ceux qui avancent des explications culturelles (l’art de vivre en Europe, la soif d’ascension aux Etats-Unis) et ceux qui privilégient les aspects économiques (les bas salaires aux Etats-Unis, la réglementation en Europe). Une récente étude par Michael C. Burda, Daniel S. Hamermesh et Philippe Weil vient de relancer le débat, en faisant apparaître un phénomène que les auteurs nomment iso-travail. On pourrait le résumer ainsi : à un moment donné, dans un pays développé, la somme des heures de travail effectuées dans un cadre professionnel et à la maison tend à être identique pour les hommes et les femmes. Cette somme varie peu d’un pays à l’autre. Ainsi, aux Etats-Unis, les hommes comme les femmes ont consacré en 2003 un tiers de leur temps au « travail total », un chiffre pas très différent des 30% observés en Allemagne. Cette homogénéité offre un contraste surprenant avec les importantes différences entre hommes et femmes, mais aussi d’un pays à l’autre, quand on considère les heures consacrées au travail formel.

  • 29 juin 2006

    Il y a pouvoir d'achat et pouvoir d'achat

    Il y a pouvoir d'achat et pouvoir d'achat

    L'impression d'une baisse du pouvoir d’achat, relayée par certains politiques mais démentie par les statistiques, n'est-elle qu'un argument de café du commerce ? Pour mieux la comprendre, et par voie de conséquence pour mieux y répondre, il n'est pas inutile d'affiner la représentation, en distinguant un pouvoir d’achat « disponible » et un pouvoir d’achat « immobilisé ».

  • 20 décembre 2005

    Baisser la TVA sur la restauration, une bien mauvaise idée

    Baisser la TVA sur la restauration, une bien mauvaise idée

    Les restaurateurs remettent le couvert à propos de la baisse à 5,5% de la TVA sur la restauration. Développer l'emploi constitue, nous dit-on, la raison première de l'instauration d'une telle mesure. Monsieur Daguin, le président de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière, en promet 40 000, qui sont à rapporter au coût brut de cette mesure pour les finances publiques : environ 3 milliards d'euros. Ainsi chaque emploi créé coûterait la bagatelle de 70 000 euros ! La belle affaire ! Les hypothèses qui étayent cette estimation sont plus qu'optimistes.