Eric Chaney edit

Conseiller économique de l’Institut Montaigne Écrivez à Eric Chaney
  • 13 juin 2017

    En défense raisonnée des excédents allemands

    En défense raisonnée des excédents allemands

    Que faire de l’encombrant excédent courant de l’Allemagne ? Dans une récente tribune sur Telos, Elie Cohen considère qu’il y a un problème aigu de coordination des politiques économiques au sein de la zone euro et évoque plusieurs pistes pour le résoudre. Je crains que les solutions proposées ne soient guère praticables.

  • 2 mai 2017

    Macron - Le Pen, qui est le plus national?

    Macron - Le Pen, qui est le plus national?

    L’opposition des programmes économiques d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen est vue comme celle d’une ligne ‘mondialiste européenne’ contre une ligne ‘nationaliste eurosceptique’. D’un côté, un partisan d’une mondialisation heureuse, de l’autre, une partisane d’un ‘protectionnisme intelligent’. Pourtant, une lecture attentive des plateformes fait apparaître un clivage bien différent, à front renversé pourrait-on dire.

  • 14 mars 2017

    Sortie de l’euro: faillites en chaîne et confiscation de l’épargne

    Sortie de l’euro: faillites en chaîne et confiscation de l’épargne

    Les avocats d’une sortie de l’euro, et de l’Union Européenne dans le cas de Marine Le Pen, affirment que le changement serait négocié avec nos partenaires et que la transition se ferait en douceur. Rien n’est plus faux.

  • 6 février 2017

    Trumponomics: ça passe ou ça casse

    Trumponomics: ça passe ou ça casse

    Les premières décisions du président Trump étaient inscrites noir sur blanc dans son programme. Malgré, ou peut-être en raison des incertitudes ouvertes par les contradictions du programme économique du candidat Trump, on peut tenter de voir se dessiner un avatar du pragmatisme économique américain, certes plus agressif mais pas fondamentalement différent des précédents. Mais le coup de barre nationaliste est gros de risques, aussi bien pour l’économie américaine que mondiale.

  • 4 octobre 2016

    Pour survivre, la City devra se réinventer et le Royaume-Uni rester ouvert

    Pour survivre, la City devra se réinventer et le Royaume-Uni rester ouvert

    Les raisons sont nombreuses pour être pessimiste sur l’avenir de la City. Déjà, les places financières européennes déroulent le tapis rouge pour accueillir les réfugiés du Brexit. Il y a cependant une faille potentielle dans le raisonnement qui conclut au déclin par assèchement de la City.

  • 29 mars 2013

    Chypre : y a-t-il encore une zone euro?

    Chypre : y a-t-il encore une zone euro?

    Alors que les banques chypriotes ont ré-ouvert sous un régime de strict contrôle, deux questions se posent : est-ce que le plan de renflouement de Chypre est le nouveau cadre dans lequel s’inscriraient les renflouements d’autres états de la zone euro ? Est-ce que la zone euro est encore une véritable union monétaire ? La réponse à chacune de ces questions est négative, à mon avis, mais mérite d’importantes qualifications.

  • 18 juin 2012

    G20 : ce que chacun doit faire

    G20 : ce que chacun doit faire

    On a beaucoup travaillé depuis la première réunion des chefs d’Etat du G20 à l’initiative de la France et du Royaume-Uni en 2008. On a entrepris des réformes de fond touchant à la régulation des banques et des marchés financiers. Mais les fruits de ces réformes, politiquement et socialement coûteuses, pourraient tourner à l’aigre si l'asymétrie monétaire n'était pas traitée. Les Etats-Unis, la zone euro et la Chine ont chacun leur rôle à jouer pour le réduire et ainsi parvenir à un équilibre plus stable.

  • 8 avril 2010

    Déséquilibres européens : assez de lieux communs !

    Déséquilibres européens : assez de lieux communs !

    Il y a deux causes structurelles aux déséquilibres intra-européens : les divergences de demande intérieure et les différences d’attractivité pour les investisseurs étrangers. Puisque la crise grecque est l’occasion de repenser la gouvernance de la zone euro, il serait bon d’aller au fond des choses, plutôt que de ressasser les lieux communs comme ceux qui conduisent à penser qu’après la Grèce viendra inexorablement le tour de l’Espagne.

  • 6 janvier 2010

    Pour un droit d’ingérence monétaire

    Pour un droit d’ingérence monétaire

    Le président de la Réserve Fédérale vient de livrer à un plaidoyer pro domo à l’occasion du meeting annuel de l’Association économique américaine. En un mot, il réfute l’accusation selon laquelle une politique monétaire américaine trop laxiste au début de la décennie précédente serait responsable de la bulle immobilière aux Etats-Unis et, ipso facto, de la crise mondiale de 2008-2009. Une mauvaise réglementation financière serait à l’origine de tous nos maux. On ne s’aventure pas aisément à critiquer un économiste de la stature de Ben Bernanke, ni le président d’une institution qui, avec d’autres comme la BCE, a su prendre des décisions courageuses au pire de la crise et, ce faisant, nous a probablement évité le pire. Mais là, il faut s’arrêter un instant et prendre du recul.

  • 14 avril 2009

    Le monde après le G20

    Le monde après le G20

    Si l’on attendait du sommet de Londres qu’il mette fin à la crise par de mâles décisions qui auraient tout à la fois restauré la confiance, puni les coupables, et établi les règles de fonctionnement d’un nouveau monde, on peut être déçu. En revanche, si l’on était resté sur le pâle résultat du précédent sommet, animé de bonnes intentions, mais pauvre en décisions concrètes, on est agréablement surpris. Laissant de côté leurs désaccords, les dirigeants du G20 ont concentré leur tir sur les points de rupture de l’économie mondiale : les pays présentant de forts risques de crise de balance des paiements, et le financement du commerce mondial. Ils ont voté leur confiance aux institutions de Bretton Woods et leur ont donné une nouvelle légitimité. Ce faisant, ils ont augmenté la probabilité d’une sortie de récession dans les 12 mois à venir, et réduit celle d’un enlisement déflationniste.

  • 25 septembre 2008

    La récession mondiale est-elle évitable ?

    La récession mondiale est-elle évitable ?

    La réaction instinctive des marchés financiers à l’annonce d’un projet de plan de renflouage des institutions financières américaines, vendredi 19 septembre, était : « la vraie cavalerie arrive enfin, le futur est bon marché et la protection contre le risque trop chère ». Depuis, les marchés se montrent plus circonspects. Le plan Paulson, s’il parvient à passer l’épreuve de la négociation avec la majorité démocrate au Congrès, paraît impressionnant, à en juger par les sommes que le Trésor pourrait mobiliser, jusqu’à 700 milliards de dollars. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres et son efficacité macro-économique est discutable. Les effets combinés de la hausse du prix des matières premières, de la montée de l’aversion au risque et son corollaire, la raréfaction du crédit, continuent à entraîner l’économie mondiale vers la récession. Est-elle évitable ?

  • 21 mai 2008

    Is Sarkozy’s Fiscal Policy Supporting reforms?

    Is Sarkozy’s Fiscal Policy Supporting reforms?

    The ‘fiscal package’ passed on 21 August 2007 (known in France under its acronym ‘TEPA’) was sold by the new government as an important tool to bolster confidence and thus make reforms easier. Since then, it has become the main target of the government critics in the French political debate. When the project was made public, we had concluded that, from a strict economic angle, the fiscal side of the first reforms announced by PM Francois Fillon was ‘an unnecessary fiscal stimulus without long-term merits’. Real life has confirmed this diagnosis: the ‘fiscal shock’ was based on flawed economics, namely that fiscal stimulus generate high growth returns, and proved counter-productive in the French political debate. Yet, the new government’s fiscal policy is not as negative as some critics are saying, and it is not too late to re-design it so that budget decisions would support structural reforms.

  • 21 mai 2008

    Le budget est-il réformiste ?

    Le budget est-il réformiste ?

    Le paquet fiscal du 21 août 2007, alors présenté comme un important dispositif pour renforcer la confiance et ainsi faciliter les reformes, est devenu la principale cible des critiques de Nicolas Sarkozy, un an après son élection. Qu’en est-il en réalité ? La politique budgétaire française est-elle au service des reformes ? 

  • 21 mars 2008

    La contre-offensive de la Fed commence à payer

    La contre-offensive de la Fed commence à payer

    La réaction des marchés à la baisse de 0,75 point du taux objectif des fonds fédéraux à 2,25% est intéressante. Il est probablement trop tôt pour annoncer le début de la fin de la crise financière, mais il semble tout de même qu'un pas critique a été franchi. Deux problèmes demeurent toutefois.

  • 23 janvier 2008

    Que sait la Réserve Fédérale que nous ignorons ?

    Que sait la Réserve Fédérale que nous ignorons ?

    Lors d’une conférence téléphonique convoquée d’urgence par son président Ben S. Bernanke, le comité de l’open market a baissé les taux directeurs de la Fed de 0,75 points, ce qui ramène le plus important d’entre eux, le taux auquel les banques peuvent se refinancer, à 3,50%, soit une baisse cumulée de 175 points de base depuis août dernier. Qu’a-t-il pu se passer pour que la Fed juge opportun de ne pas attendre la réunion prévue de longue date pour la semaine prochaine ? Ses dirigeants ont-ils connaissance de faits que nous ignorons ?

  • 26 octobre 2007

    Le pétrole à 100 dollars ? Plus dure sera la chute

    Le pétrole à 100 dollars ? Plus dure sera la chute

    Dépassant les attentes, le cours du pétrole brut (Brent) a augmenté de 9% au troisième trimestre et continué à monter depuis, comme s'il n'y avait pas de limites dans ce marché. En fait, il y a des limites : la demande est sensible aux variations de prix, et une correction est maintenant due. La principale raison qui a convaincu les traders d’augmenter leurs positions longues est un mouvement contre-saisonnier dans les stocks. Alors que la plupart des experts escomptaient une augmentation saisonnière des stocks au troisième trimestre, avant la baisse traditionnelle due à la consommation de chauffage en hiver dans l'hémisphère nord, c’est exactement le contraire qui s’est produit. Selon le rapport d’octobre de l'Agence internationale de l’énergie, le total des stocks a diminué de 0,5 million de barils par jour (mb/j) au troisième trimestre, alors qu’on attendait une hausse de même ampleur. Toutes choses égales par ailleurs, c’est l’équivalent d’une baisse de la production de l’ordre d’un million de barils par jour.  C’est ce qui a fait grimper les prix à 80 dollars, puis aux alentours de 90 dollars, l’approvisionnement de l'OPEP n'ayant pas été suffisant pour reconstituer les stocks.

  • 25 octobre 2007

    $100/bbl? The harder would be the fall

    $100/bbl? The harder would be the fall

    Contrary to our more bearish expectations, the price of crude oil (Brent) increased by 9% in the third quarter and has continued to rise since then, as if there were no limits in this market.  In fact, there are limits, demand is sensitive to price changes, and a correction is now due.  The main reason that convinced market participants to increase their long positions was a counter-seasonal move in inventories.  While most experts were counting on a seasonal stock build in the third quarter, ahead of the seasonal stock draw caused by the rise of heating oil consumption in winter in the Northern hemisphere, exactly the opposite happened.  According to the October International Energy Agency (IEA) report, total stocks dropped by 0.5mbd in the third quarter, versus expectations of a rise of about the same magnitude.  Other things being equal, this was equivalent to a 1mbd production cut and this sent prices to $80, then to the vicinity of $90, as OPEC shipments were not sufficient to replenish inventories.

  • 6 septembre 2007

    Un ralentissement est inévitable, profitons-en

    Un ralentissement est inévitable, profitons-en

    M. Juncker comme M. Barroso ont raison de souligner la bonne tenue de nos fondamentaux économiques. Ils sont moins crédibles lorsqu'ils assurent que la crise financière ne touchera pas l'économie réelle. Mieux vaut dire la vérité : avec la crise de liquidité qui a déréglé certains marchés financiers européens, dont l'origine est la montée des défauts de paiements dans le marché hypothécaire à risque américain (subprime), le risque macroéconomique a fortement augmenté, y compris en Europe.

  • 2 juillet 2007

    Réformes, oui, choc fiscal, non !

    Réformes, oui, choc fiscal, non !

    Le programme économique sur lequel Nicolas Sarkozy a été brillamment élu ne cachait pas son drapeau : il est résolument réformiste et l’est en profondeur. L’objectif est de relever le potentiel de croissance de la France en lui faisant retrouver sa compétitivité perdue et en allant vers le plein emploi. Accessoirement, il n’est pas de meilleur remède pour rétablir l’équilibre de long terme des finances publiques. C’est une question d’actif-passif : en renforçant le potentiel de l’économie, les réformes augmentent l’actif public (le flux des revenus futurs) ; en nous faisant revenir au plein emploi et en réduisant le poids des dépenses publiques, elles diminuent le passif.

  • 13 février 2007

    Pendant la campagne ne jouons pas avec les chiffres !

    Pendant la campagne ne jouons pas avec les chiffres !

    Trois thèmes économiques semblent émerger des débats électoraux en France : le revenu, l'emploi et les finances publiques. Des sujets que les économistes mettraient au premier plan, comme les engagements sur les retraites non financés ou les dépenses de santé laissent le public plus indifférent, soit qu'il y ait consensus, soit que les principaux candidats ne souhaitent pas s'y appesantir. Mais il ne faut pas faire la fine bouche : les sujets débattus sont des vrais sujets de politique économique, cruciaux pour l'avenir de notre pays, et le débat est plus riche qu'en 2002. Or sa qualité dépend en partie du degré d’accord sur l'état des lieux. De ce point de vue, je crains qu'un débat creux et potentiellement dangereux sur la qualité des statistiques publiques ne rende les choses plus difficiles.