• Nov. 24, 2011

    Asie : comment Obama veut contenir la Chine

    Asie : comment Obama veut contenir la Chine

    À peine une semaine après le G20 à Cannes, dix des vingt dirigeants se sont retrouvés de l’autre côté du monde, à Honolulu, dans le cadre du sommet annuel du Forum économique Asie-Pacifique (APEC), en collaboration avec d'autres dirigeants du Pacifique. Les sommets de l'APEC sont généralement calmes et policés. Cette fois, cependant, l'APEC est devenu le théâtre de grands jeux diplomatiques, marquant une étape supplémentaire dans la rivalité stratégique croissante entre la Chine et les Etats-Unis. En effet, ceux-ci ont décidé de faire de l'APEC une plateforme pour leur réengagement stratégique en Asie, qui vise à faire pièce à la domination croissante de la Chine. Ce jeu pourrait bien être d'une importance capitale pour l'avenir de l'économie mondiale.

  • Oct. 27, 2011

    Les impasses de la diplomatie Obama

    Les impasses de la diplomatie Obama

    On a coutume d’opposer les bons résultats de Barack Obama en matière de politique étrangère à ses résultats plus mitigés sur le front intérieur. Pourtant, même dans ce domaine, les résultats ne sont guère au rendez-vous.

  • May 10, 2011

    OMC : Obama veut-il un accord ?

    OMC : Obama veut-il un accord ?

    L’Administration Obama s’apprête à se laisser mettre dans une position intenable sur la question du commerce international. Le 29 avril 2011 a eu lieu une réunion du comité de pilotage du Cycle de Doha, qui confirme ce qu’on pouvait pressentir. Obama estime qu’il ne peut gagner la bataille politique interne contre les protectionnistes américains sans l’appui des exportateurs. Or leur soutien exigerait des concessions plus importantes de part de la Chine, de l’Inde et du Brésil. Comme les grands émergents refusent d’aller plus loin en matière de réductions tarifaires, les négociations sont dans l’impasse. Tout indique que les États-Unis font pression pour une suspension du Cycle. L’Administration Obama semble vouloir éviter d’avoir à trouver un compromis avant 2012. Mais cette stratégie ne considère pas toutes les données du problème.

  • Feb. 21, 2010

    Obama peut-il prendre l’Europe au sérieux ?

    Obama peut-il prendre l’Europe au sérieux ?

    Le traité de Lisbonne est censé rendre le fonctionnement de l’Union européenne plus efficace, plus démocratique et plus cohérent, en particulier pour ce qui est de sa place dans les relations internationales. Deux fonctions nouvelles ont été créées : Herman van Rompuy, Belge flamand, a été désigné président stable du Conseil européen (la réunion des chefs d’État et de gouvernement des 27), et la Britannique Catherine Ashton, Haut Représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, préside désormais le Conseil des affaires étrangères (la réunion des 27 ministres des Affaires étrangères). Sauront-ils se faire davantage respecter par les partenaires de l’Union européenne, en particulier par les États-Unis ?

  • July 10, 2006

    Pourquoi la Corée du Nord lance ses missiles

    Pourquoi la Corée du Nord lance ses missiles

    Le 5 juillet à l'aube, heure de Pyongyang, les Nord-Coréens tirent leurs premiers missiles. A Washington, c'est le soir du 4 juillet, et les Américains célèbrent leur fête nationale à grand renfort de pétards et de feux d'artifice. Le gouvernement de Kim Jong-il a le goût de l'à-propos et un sens particulier de la farce. L'intention symbolique est limpide, quand bien même le Département d'Etat feint de ne pas la comprendre (« Pourquoi le 4 juillet ? Aucune idée, demandez à Kim Jong-il »). Les Nord-Coréens s'adressent d'abord et avant tout au gouvernement de George Bush. Le choix du 4 juillet contient aussi un autre symbole, plus ambigu. Si Independence Day est une fête de la liberté autrefois acquise à la couronne britannique, il est moins sûr que les tirs de missiles nord-coréens soient la manifestation d'une véritable indépendance de Pyongyang sur la scène internationale. Certes, Pyongyang est un électron libre dans l'espace de la politique mondiale, un « Etat-voyou » qui ne se sent lié par aucune sorte de contrat social établi à l'échelle globale. Mais la Corée du Nord est-elle vraiment, absolument, autonome ? Ses efforts déployés pour susciter une réaction des Etats-Unis ne sont-ils pas l'illustration, au contraire, de sa dépendance, ou plus précisément de sa position paradoxale dans un monde globalisé ?