• Nov. 16, 2007

    Réformer, mais avec qui ?

    Réformer, mais avec qui ?

    Derrière les mobilisations actuelles au sein de la SNCF, de la RATP ou d'EDF, se pose la question du rapport des syndicats aux évolutions de la société et aux réformes conjoncturelles ou de structure que celles-ci appellent. Le problème interpelle les grandes confédérations. Mais il interpelle aussi le pouvoir politique. Réformer, oui, mais avec qui ?

  • Oct. 16, 2007

    Le spectre improbable de 1995

    Le spectre improbable de 1995

    En 1995, le gouvernement Juppé s’inclinait devant la vigueur du mouvement de protestation sociale et renonçait à une partie de ses réformes, notamment celle des retraites du secteur public. Aujourd’hui, le vaste agenda de réforme sarkozien comprend également une réforme des régimes de retraite de certains employés du secteur public, et les syndicats ont appelé à une journée de grève « massive » le 18 octobre dans le transport public et les entreprises du secteur public. Va-t-on revivre 1995 ? En réalité, l’agenda des réformes n’est que partiellement comparable, certaines des mesures les plus contentieuses de l’époque ayant été écartées. Alors que 1995 concernait surtout le secteur public, l’agenda 2007 s’attaque à un champ plus vaste de personnes, et répartit les coûts et bénéfices. Les conditions économiques sont différentes, le contexte politique et l’opinion publique ont évolué… La mise en scène 2007 pourrait bien éviter un hoquet de l’histoire.

  • Oct. 11, 2007

    Un parlementaire sur deux de trop en France ?

    Un parlementaire sur deux de trop en France ?

    Dans le monde contemporain, le recours à la démocratie directe est relativement rare. La plupart des décisions publiques sont prises par un nombre restreint d’individus : les représentants. La question de leur nombre est cruciale. Peut-on concevoir des institutions avec un nombre optimal de parlementaires ?

  • Sept. 27, 2007

    Contre un exécutif bicéphale

    Contre un exécutif bicéphale

    Au moment où le Comité pour la modernisation des institutions met la dernière main au rapport qu'il va rendre au président de la République, le couple de l'exécutif nous joue un air connu qui nous ramène à la période 1982-1983 et nous rappelle l'un des nombreux inconvénients du bicéphalisme.

  • Sept. 19, 2007

    Comment être de gauche aujourd’hui ?

    Interview de Zaki Laïdià l'université d'été du PSPour la troisième fois consécutive, la gauche a perdu l’élection centrale du système politique français. Ce troisième échec peut à certains égards s’apparenter aux revers cuisants enregistrés par le parti travailliste britannique pendant près de dix-huit ans après 1979. Mais comparaison n’est pas raison. Car même si la gauche française se situe à un étiage relativement bas et l’un des plus bas de son histoire, le Parti socialiste reste très présent. Sociologiquement, électoralement et territorialement, son implantation ne s’est pas effondrée. En réalité, si crise il y a, elle est avant tout de nature idéologique.

  • July 14, 2007

    Sarkozy et l'Europe

    Sarkozy et l'Europe

    Christian Lequesne qui a publié récemment sur Telos un texte commentant les résultats du sommet de Bruxelles analyse les perspectives européennes de la France après l'élection présidentielle.

  • June 12, 2007

    Leçons d'une élection à quatre tours

    Leçons d'une élection à quatre tours

    Le premier tour des législatives a confirmé en les amplifiant les deux grandes tendances de l'élection présidentielle : la domination nouvelle de l'UMP sur l'ensemble des droites et, du coup l'installation d'un système bipartisan. Le système politique français est clairement entré dans un système électoral à quatre tours.

  • May 9, 2007

    Une élection de rupture

    Une élection de rupture

    La présidentielle de 2007 restera dans l'histoire de la Cinquième République comme une élection de rupture. Rupture avec une période de désenchantement démocratique et d'abstention croissante, avec le chiraquisme d'une droite qui se veut et s'affiche comme telle, rupture à gauche avec la fin du parti d'Epinay et la remise en mouvement du Parti socialiste après la nette défaite de sa candidate. Rupture enfin avec une période qui semblait marquer l'affaiblissement des deux grands partis de gouvernement.

  • May 2, 2007

    Sarkozy le national-libéral

    Sarkozy le national-libéral

    Dans une indifférence médiatique généralisée, Nicolas Sarkozy a repris ses attaques contre le commissaire européen au commerce Peter Mandelson. Il propose ni plus ni moins que de le déposséder de son pouvoir de négociation au profit d'un hypothétique président de l'Union. La proposition n'a bien sûr aucune chance d'aboutir. Mais alors pourquoi Nicolas Sarkozy la fait-il ? Tout simplement parce qu'elle est cohérente avec la stratégie libérale-nationale qui est la sienne dans cette campagne.

  • May 1, 2007

    Sur l'UE la stratégie de Sarko est préférable

    Sur l'UE la stratégie de Sarko est préférable

    Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal divergent nettement sur la question du Traité constitutionnel. Sarkozy propose qu'un mini-traité, dans la ligne de celui d'Amsterdam, prenne en charge les réformes qui auraient dû être menées à bien à Nice. Royal veut renégocier. Qui a raison ? A mon sens Sarkozy.

  • April 27, 2007

    Bayrou: l'opposition ce sera moi!

    Bayrou: l'opposition ce sera moi!

    En annonçant la création d'un Parti démocrate dont l'ambition explicite est de mordre sur l'électorat socialiste, le président de l'UDF affiche ses ambitions : devenir le futur chef de l'opposition en tablant sur l'incapacité du PS à se réformer. Y parviendra-t-il ?

  • April 25, 2007

    Bové la déroute

    Bové la déroute

    Le 14 juin 2006, José Bové annonçait sa candidature à l'investiture des collectifs antilibéraux mis en place à l'occasion de la campagne référendaire de 2005. Il estimait que « la dynamique unitaire devrait placer cette candidature dans le carré de tête au premier tour ». Il déclarait même fin juin lors d’un meeting à Aubagne : « on fait campagne pour être en tête au premier tour de la présidentielle ». Or, il n'y a pas eu de candidature unitaire, Marie-George Buffet et lui-même se présentant au nom de collectifs antilibéraux, et le 22 avril 2007, José Bové n'a obtenu que 479 125 voix, soit 1,32 % des suffrages exprimés.

  • April 23, 2007

    Premières leçons du 22 avril

    Premières leçons du 22 avril

    Les résultats du 22 avril tranchent les nombreux débats qui depuis plusieurs années portent sur le rapport des Français à leur système politique et que l’élection présidentielle de 2002 avait amplifiés.

  • April 21, 2007

    Le retour des valeurs

    Le retour des valeurs

    Ces dernières semaines l’identité nationale a été au cœur des débats, mais le travail, l’autorité, la famille ont été également des thèmes très présents depuis le début de la compétition. Les valeurs, c’est-à-dire les grandes orientations qui fondent le sentiment d’appartenance à une communauté, reviennent en force dans la campagne présidentielle.

  • April 18, 2007

    La torpille Rocard

    La torpille Rocard

    Michel Rocard évoquait la semaine dernière une possible alliance entre le PS et l'UDF. En se recentrant, le PS asphyxierait Nicolas Sarkozy et renforcerait ainsi la position de Ségolène Royal, dont tout le monde admet qu'elle a une vision du monde beaucoup moins idéologique que le parti dont elle est issue. Mais la politique ne se résume pas aux bonnes intentions et encore moins aux bons sentiments. Sans modernisation préalable du PS, l'alliance avec l’UDF serait au mieux impraticable, au pire dévastatrice pour la gauche.

  • April 16, 2007

    La police est-elle vraiment plus efficace ?

    La police est-elle vraiment plus efficace ?

    Les responsables de la police nous assurent qu’elle serait aujourd’hui plus efficace. Le nombre des délits diminuerait grâce à la hausse du taux d’élucidation. Mais les délits qui ont régressé en nombre sont parmi les plus mal élucidés et le sont de moins en moins. Il est donc improbable que ces infractions aient vu leur nombre s’effondrer sous la pression policière.

  • April 15, 2007

    Bové : back to 1981

    Bové : back to 1981

    José Bové est beaucoup moins révolutionnaire qu’il n'y paraît. En fait son programme n'est rien d'autre que le remake du programme de la gauche de 1981. Il est ainsi en phase avec toute une partie de la gauche dont l'horizon politique reste celui des Trente Glorieuses.

  • April 12, 2007

    Candidats : qui est le plus libéral ?

    Candidats : qui est le plus libéral ?

    Alors que les élections approchent, les candidats peaufinent leur programme et les marchés financiers tentent d’évaluer leur degré de libéralisme économique. Au premier abord, on pourrait assimiler ce débat au clivage politique droite/gauche. Cependant les candidats à l’élection présidentielle française ne se définissent pas en « libéral » contre « non libéral » et les programmes sont un mélange de mesures plus ou moins économiquement libérales. Pour tenter d’offrir une grille de lecture reposant sur la notion de libéralisme économique, il faut donc retourner à des critères économiques du libéralisme et tenter d’évaluer à cette aune les détails (pas toujours très précis) des programmes.

  • April 5, 2007

    Une conférence des revenus est-elle utile ?

    Une conférence des revenus est-elle utile ?

    Voici revenue, comme à chaque élection, l’idée d’une conférence des revenus. On parle d’un nouveau « Grenelle », en référence aux accords des 25 et 26 mai 1968 dont l’objectif était de mettre fin à une situation quasi-insurrectionnelle. Ce scénario fait-il encore sens ?

  • April 5, 2007

    L'Europe dans la campagne

    L'Europe dans la campagne

    L’Europe n’est pas vraiment un sujet chaud de la campagne. Question inintéressante ou trop délicate ? Il est difficile de croire que les Français se désintéressent de l’Europe et que les candidats n’ont rien à leur dire sur la question. Il est probable qu’ils évitent un sujet qui fâche. Mais à ne pas parler des questions importantes, on ne fait guère avancer les choses. Il ne faut pas s’étonner, dès lors, que la France, autrefois à la pointe de la construction européenne, ait beaucoup perdu de son influence. La raison ? Deux profonds malentendus aux effets désastreux qu’il serait bon d’aborder.