• Oct. 15, 2007

    Comment mieux gouverner la zone euro ?

    Comment mieux gouverner la zone euro ?

    Le Conseil européen se réunit le 18 octobre à Lisbonne pour finaliser le projet de Traité simplifié. Mais une des questions qui se posent concerne la manière dont la zone euro doit être gouvernée, une zone prise entre les impératifs d’indépendance de la BCE et les impératifs politiques de l’Eurogroupe. C’est un sujet sur lequel la France s’est souvent distinguée mais sans jamais convaincre ses partenaires. Les idées, pourtant, ne manquent pas. En voici quelques-unes concernant la question de l’indépendance de la BCE. Un deuxième article présentera mercredi d’autres idées concernant le Pacte de stabilité et de croissance.

  • Oct. 12, 2007

    Mondialisation : la French Touch

    Mondialisation : la French Touch

    Le 28 septembre, Dominique Strauss-Kahn est devenu le nouveau directeur général du Fonds monétaire international. Il suit ainsi les traces de ses compatriotes Pierre-Paul Schweitzer (1963-1973), Jacques de Larosière (1979-1987) et Michel Camdessus (1987-2000). Ce sont en effet des Français qui ont régné sur le Fonds pour plus de la moitié de son existence. Mais cette touche française sur les organisations économiques internationales les plus puissantes ne s’arrête pas à la 19e rue de Washington – pour ne citer que Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce depuis 2005, et Jean-Claude Trichet, à la tête de la Banque centrale européenne depuis 2003.

  • Oct. 11, 2007

    Un parlementaire sur deux de trop en France ?

    Un parlementaire sur deux de trop en France ?

    Dans le monde contemporain, le recours à la démocratie directe est relativement rare. La plupart des décisions publiques sont prises par un nombre restreint d’individus : les représentants. La question de leur nombre est cruciale. Peut-on concevoir des institutions avec un nombre optimal de parlementaires ?

  • Oct. 10, 2007

    Retour sur une crise financière loin d'être finie

    Retour sur une crise financière loin d'être finie

    Depuis le mois d'août, les économistes essaient de comprendre pourquoi la diversification du risque par la titrisation, que l'on considérait comme un facteur positif pour la croissance mondiale, s'est avérée être à l'origine de la crise récente. On a d'abord pensé à une crise de liquidités : quelques banques éprouvaient des difficultés injustifiées pour obtenir des fonds dans le marché interbancaire, et les banques centrales ont réagi en fournissant des liquidités par des opérations de marché ouvertes. De nombreux banquiers centraux et universitaires ont commencé à sourire : " je vous l'avais bien dit, il y avait un tel excès de liquidité, cela devait arriver " ; et d'adopter une position ferme à l'égard de l'aléa moral. Mais un mois plus tard, et après l'injection de milliards de dollars supplémentaires, la situation des marchés monétaires et du crédit ne s'était pas améliorée. Pour remédier à la crise du crédit, les banques centrales ont ajouté de nouvelles liquidités à une situation où elles étaient déjà trop abondantes ; sans plus de résultat. Peut-être bien, après tout, que ce n'étaient pas les liquidités.

  • Oct. 7, 2007

    Le monde qui bouge…

    Le monde qui bouge…

    L'ONG suédoise Gapminder met à disposition une superbe interface de visualisation de données macro-économiques sur la mondialisation.

  • Oct. 6, 2007

    Ukraine : la clarification n'a pas eu lieu

    Ukraine : la clarification n'a pas eu lieu

    Après la défection de certains de ses députés et de ceux du bloc Timochenko, le Président Iouchtchenko avait décidé, en avril 2007, de la tenue d'élections législatives. Après des mois de crise politique, on attendait davantage de clarté à l'issue des élections du 30 septembre 2007. Or, force est de constater qu'il n'en est rien.

  • Oct. 1, 2007

    Londres : les leçons d'une semaine agitée

    Londres : les leçons d'une semaine agitée

    La troisième semaine de septembre 2007 restera dans les annales des crises financières : pour la première panique bancaire en Grande-Bretagne depuis plus d’un siècle ; pour l’expérience des limites des arrangements complexes en temps de crise ; et pour la défaite de la rigueur intellectuelle face au pragmatisme. Tout cela s’est passé en quelques jours. Voici les faits et les leçons qu’on peut en tirer.

  • Sept. 27, 2007

    Contre un exécutif bicéphale

    Contre un exécutif bicéphale

    Au moment où le Comité pour la modernisation des institutions met la dernière main au rapport qu'il va rendre au président de la République, le couple de l'exécutif nous joue un air connu qui nous ramène à la période 1982-1983 et nous rappelle l'un des nombreux inconvénients du bicéphalisme.

  • Sept. 25, 2007

    Les turbulences des marchés et la finance globalisée

    Les turbulences des marchés et la finance globalisée

    Comme à chaque crise, les prédicateurs de l’apocalypse financière croient en l’imminence du jugement dernier. D’autres moins mystiques saisissent l’occasion de fustiger le rôle des fonds spéculatifs, des marchés dérivés, des produits structurés ou du capital risque et réclament un renforcement de la réglementation tous azimuts. L’analyse de la situation intriquée des marchés financiers commande d’abord de résister aux amalgames faciles.

  • Sept. 22, 2007

    Pourquoi la BCE ne bouge pas ?

    Pourquoi la BCE ne bouge pas ?

    La banque centrale américaine a amorcé la décrue des taux d'intérêt, avec une baisse d'une ampleur (un demi pour cent) qui a un peu surpris. Est-ce un signal que vont suivre les autres banques centrales, dont la BCE ? C'est peu probable, à ce stade.

  • Sept. 19, 2007

    Comment être de gauche aujourd’hui ?

    Interview de Zaki Laïdià l'université d'été du PSPour la troisième fois consécutive, la gauche a perdu l’élection centrale du système politique français. Ce troisième échec peut à certains égards s’apparenter aux revers cuisants enregistrés par le parti travailliste britannique pendant près de dix-huit ans après 1979. Mais comparaison n’est pas raison. Car même si la gauche française se situe à un étiage relativement bas et l’un des plus bas de son histoire, le Parti socialiste reste très présent. Sociologiquement, électoralement et territorialement, son implantation ne s’est pas effondrée. En réalité, si crise il y a, elle est avant tout de nature idéologique.

  • Sept. 17, 2007

    Faut-il pénaliser les importations « sales » ?

    Le commerce contribue au réchauffement de la planète, cela ne fait aucun doute. Mais c’est aussi l’une des clés d’une action visant à interrompre ce réchauffement. Un des principaux obstacles à l’adoption d’une législation sur le climat par les Etats-Unis tient à leur souci de compétitivité, sur la base de ce raisonnement : pourquoi les entreprises américaines devraient-elles réduire leurs émissions de carbone si leurs concurrentes chinoises, indiennes et brésiliennes peuvent continuer à émettre sans contrainte, même dans le cadre du Protocole de Kyoto ? On entend la même chose en Europe, avec cette fois les Etats-Unis dans le rôle de l’accusé principal. Comment résoudre ce problème d'action collective ?

  • Sept. 12, 2007

    Finance & islam

    Finance & islam

    L'islam est fondé sur le tawhid, l'adhésion totale à la volonté de Dieu telle qu'elle s'exprime dans le Coran et la Sunna, les paroles et les actions du Prophète. Le Coran représente un corpus legis qui règle tous les aspects de la vie, y compris les contrats et l’économie. L'islam est une compénétration entre la religion et la vie sociale et économique : l’homo oeconomicus islamicus, pour résumer, agit toujours en suivant la charia. Dans les pays musulmans existe ainsi une économie religieuse qui n'a pas d’équivalent dans l'histoire européenne et peut déconcerter les économistes occidentaux.

  • Sept. 10, 2007

    Abécédaire des turbulences financières

    Abécédaire  des turbulences financières

    A comme acteurs, B comme banques centrales, C comme crise et contagion : tenants et aboutissants de la crise du subprime.

  • Sept. 8, 2007

    Pourquoi l'Afrique intéresse les marchés financiers

    Pourquoi l'Afrique intéresse les marchés financiers

    L'Afrique est plus souvent associée aux flux de capitaux liés à l'aide internationale qu'à ceux en provenance des fonds d'investissements privés internationaux. Imagine-t-on les fonds mutuels anglo-saxons, les véhicules financiers de private equity ou encore les sulfureux hedge funds, se ruer vers le continent noir ? C'est pourtant ce qui est en train de se passer.

  • Sept. 6, 2007

    Un ralentissement est inévitable, profitons-en

    Un ralentissement est inévitable, profitons-en

    M. Juncker comme M. Barroso ont raison de souligner la bonne tenue de nos fondamentaux économiques. Ils sont moins crédibles lorsqu'ils assurent que la crise financière ne touchera pas l'économie réelle. Mieux vaut dire la vérité : avec la crise de liquidité qui a déréglé certains marchés financiers européens, dont l'origine est la montée des défauts de paiements dans le marché hypothécaire à risque américain (subprime), le risque macroéconomique a fortement augmenté, y compris en Europe.

  • July 14, 2007

    Sarkozy et l'Europe

    Sarkozy et l'Europe

    Christian Lequesne qui a publié récemment sur Telos un texte commentant les résultats du sommet de Bruxelles analyse les perspectives européennes de la France après l'élection présidentielle.

  • July 11, 2007

    Merci l'Asie

    Merci l'Asie

    Il y a dix ans tout le monde parlait de la crise asiatique et des dérèglements qu'elle pouvait entraîner. Aujourd'hui plus personne ou presque n'en parle tant la capacité de ce continent à s'organiser pour surmonter ses difficultés s'est révélée payante.

  • July 5, 2007

    Asie : que reste-t-il de la crise ?

    Asie : que reste-t-il de la crise ?

    Le 2 juillet marquait le dixième anniversaire de la dévaluation du baht, la devise thaïlandaise. Cette dévaluation a déclenché une vague de crises en Asie. Il pourrait apparaître inconvenant de célébrer un tel événement, mais cet anniversaire montre qu'il y a des aspects qui méritent de faire sauter quelques bouchons de champagne. Tout d'abord, il n'y a pas eu de crise en Asie depuis lors. Ensuite, l'Asie s’est vite remise de cette crise et est redevenue la région qui connaît le plus fort taux mondial de croissance économique. Mais cette croissance est-elle soutenable ? Et la région est-elle définitivement à l’abri de nouvelles crises ?

  • July 4, 2007

    Traité simplifié, 4. La place des services publics

    Traité simplifié, 4. La place des services publics

    Le mandat de la prochaine conférence intergouvernementale présente deux avancées majeures pour ce que l'on appelle, dans le jargon communautaire, les « services d’intérêt (économique) général » (SIG/SIEG).