• 12 juin 2006

    De l'influence du droit sur la compétitivité des nations

    Lorsqu'en 1998, le Journal of Political Economy publia un article de La Porta, Lopez de Silanes, Shleifer et Vishny intitulé "Law and Finance", personne n'imaginait l'importance des retombées de ce travail. Il inaugurait une réflexion nouvelle sur l'importance de la qualité des systèmes juridiques pour le bon fonctionnement de l'économie. Où en sommes-nous aujourd'hui ? -->

  • 10 juin 2006

    N'en déplaise à certains l'immigration favorise la croissance

    N'en déplaise à certains l'immigration favorise la croissance

    L'immigration favorise la croissance, peut aider à résorber à court terme certains types de déséquilibres sur le marché du travail et n'a pas d'impact significatif sur les finances publiques, même si cela va à l'encontre de certaines idées reçues.

  • 9 juin 2006

    Quand Zidane alimente le débat sur l'immigration...

    Quand Zidane alimente le débat sur l'immigration...

    Telos a récemment publié deux contributions relatives à l'immigration ("Diplômés du monde entier : rejoignez-nous !" par Jakob von Weizsäcker, et "Immigration choisie : ne singeons pas l'Amérique" par Jean-Baptiste Meyer), qui ont donné lieu à un échange entre leurs auteurs. Nous en rendons compte ci-après.

  • 8 juin 2006

    Ça bouge au FMI

    Ça bouge au FMI. Il y a deux mois, le Gouverneur de la Banque d’Angleterre avait tiré une première salve. Il exprimait le souhait que l'on repense la gouvernance du FMI. Cela faisait longtemps – au moins depuis la crise asiatique en 1997-1998 – que les observateurs étaient arrivés à la même conclusion, mais le monde officiel gardait une attitude plus que prudente sur un sujet qui fâche. Et voici qu'Anne Krueger, numéro deux du Fonds, avance des propositions concrètes. Elle propose d'accroître, automatiquement si possible, le poids des pays asiatiques. En creux, cela signifie que le poids des autres pays devrait diminuer. Evidemment, personne ne se porte volontaire, et c'est bien là toute la difficulté de la question. Il est vrai qu'Anne Krueger est sur le départ. Peut-être est-ce la raison d'une prise de position qui va irriter plus d'un gouvernement...

  • 6 juin 2006

    Le populisme contre le développement

    La décision bolivienne de nationaliser les industries pétrolières et gazières va entraîner de lourdes pertes pour le Brésil. Elle montre aussi que le populisme et les ruptures de contrat restent en Amérique latine une manière facile de botter en touche pour justifier le refus des réformes. Les pays de la région ont une tendance chronique à utiliser leurs ressources naturelles pour atteindre des objectifs politiques.

  • 5 juin 2006

    Pourquoi Bruxelles ne réglementera pas les lobbies

    Le 3 mai dernier le Commissaire européen en charge de l'administration et de la lutte anti-fraude rendait public un Livre Vert sur la transparence. Loin de mettre à distance pouvoirs publics et lobbies, ce document confirme au contraire l'étroite dépendance de la Commission européenne à l'égard des groupes d'intérêt qui l'environnent. Un an après avoir fait trembler le landerneau bruxellois avec des annonces musclées sur le lobbying, le Commissaire a donc choisi de temporiser.

  • 2 juin 2006

    Emploi : peut-on croire M. Borloo ?

    Il faut plus d'une heure de travail à un économiste du travail expérimenté pour savoir si la baisse de 210 000 du nombre de chômeurs annoncée par M. Borloo est une bonne nouvelle, ou si au contraire, il y a lieu de déplorer cette évolution.

  • 1 juin 2006

    En matière de logement l'enfer est pavé de bonnes intentions

    L'intervention de la puissance publique en matière de logement est une longue tradition qu'on peut rattacher à la construction de logements ouvriers par les patrons du 19e siècle ou à la création du prélèvement du « 1% logement » sur les salaires par un de ces mêmes patrons dans les années 1950. C’est pendant la Première Guerre mondiale que les loyers ont été bloqués pour la première fois, blocage qui n'a été levé, partiellement, que par la loi de 1948. Et il ne se passe pas de mois qu'une nouvelle initiative ne fleurisse : du quota de 20% de logements sociaux par commune de la loi SRU en 2000, au récent projet de permis de louer en passant par les dispositifs Besson, Méhaignerie, Périssol ou Robien d'encouragement à l’investissement locatif, ou le « bouclier logement » du programme socialiste. Cette intervention n’est pas une spécificité française. Même les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne consacrent aux aides au logement une part de leur budget voisine de celle de la France.

  • 31 mai 2006

    Les turbulences des marchés peuvent-elles faire dérailler la reprise ?

    La forte baisse des marchés d’actions et la remontée des primes de risque posent trois questions : quelle est la cause du changement d’humeur dans les marchés ? Ces décodeurs collectifs d’information nous disent-ils sur l'économie réelle quelque chose que nous ne voyons pas ? Enfin et quelles qu'en soient les causes, les turbulences financières peuvent-elles compromettre la reprise ? La réponse à cette dernière question est à mes yeux négative – à moins d’une série, peu probable mais pas impossible, de graves erreurs de politique économique.

  • 29 mai 2006

    Douce France

    La publication par Telos d'une enquête auprès d'un échantillon représentatif de députés confirme que pour une fraction de ceux-ci, majoritairement PS, la mondialisation profite d'abord aux multinationales et aux marchés financiers (1). La compréhension des difficultés de notre marché du travail est encore plus clivée : neuf députés PS sur dix expliquent la précarité par les politiques ultra-libérales ayant été menées, une réponse acceptée par seulement un député UMP sur cinquante.

  • 29 mai 2006

    Le grand retour du conflit gauche-droite

    La mondialisation et ses effets sur l'économie et la société française sont en train de redessiner les clivages au sein de la classe politique. C'est ce que révèle cette enquête passionnante et très instructive sur les perceptions des députés français. Depuis plusieurs années, le clivage gauche/droite semblait perdre de sa signification, de sa réalité politique et idéologique et de sa capacité à organiser les oppositions politiques en France. Cette période est en train de s'achever. La question de la mondialisation pourrait devenir l'élément central qui redonne sa pertinence et son sens à ce clivage, montrant ainsi que, désormais, l'opposition entre gauche et droite de gouvernement se redéfinit sur des enjeux qui dépassent les seules questions domestiques.

  • 29 mai 2006

    Les députés français et la mondialisation : résultats de l'enquête

  • 29 mai 2006

    Mondialisation : un clivage gauche / droite

    Dans le cadre d'une enquête inédite menée à Sciences Po et que publie ici Telos, il apparaît très clairement que la mondialisation constitue une source de clivage très significatif entre la gauche et la droite.

  • 29 mai 2006

    Que pense votre député de la mondialisation ?

    NB. L'abscisse (axe gauche droite) est statistiquement 3 fois plus significatif que l'ordonnée (protectionnisme agricole).

  • 25 mai 2006

    OMC : contrairement à ce qui se dit un non accord ne serait pas une bonne chose

    Pour beaucoup d'observateurs, la question n'est plus "comment sauver le cycle de Doha", mais "faut-il sauver ce cycle" ? Le remplacement du négociateur américain Rob Portman, le caractère apparemment irréductible des positions, enfin les doutes croissants sur l'utilité même de l'exercice, nourrissent le pessimisme ambiant. Deux options sont ouvertes à ce stade, après le rendez-vous manqué de fin avril. Utiliser la pression que fait peser sur le calendrier la conjugaison des élections brésiliennes, américaines et bientôt françaises, pour boucler dans l'urgence avant l'automne, ou au contraire manquer cette fenêtre de tir et repartir sur des bases saines ; il en faudrait plus, après tout, pour stopper le commerce mondial.

  • 25 mai 2006

    L'Europe des moins-disants

    Le 29 mai 2005, à l'issue d'un débat véhément, les Français, rapidement suivis par les Hollandais, rejetaient nettement le projet de constitution européenne. Peu après, face à la menace d'une avalanche de réponses négatives, le Conseil européen décidait d'une pause dans les procédures de ratification, laissant à chaque Etat le soin de décider des mesures à prendre. Dans la foulée, plusieurs Etats renonçaient aux référendums qu'ils avaient prévus. Un an plus tard, où en sommes-nous ?

  • 19 mai 2006

    Les subventions agricoles ont besoin de transparence !

    Faut-il obliger les Etats membres de l'Union européenne à fournir des informations sur les bénéficiaires des fonds communautaires faisant l'objet d'une gestion partagée ? Si oui, dans quelle mesure et sous quelle forme ? Telles sont les deux questions issues du Livre vert publié début mai 2006 par la Commission européenne afin de stimuler le débat, entre autres, sur la divulgation de l'identité des ayants droit des fonds communautaires et notamment ceux qui touchent à l'agriculture.

  • 19 mai 2006

    Immigration choisie : ne singeons pas l'Amérique

    Immigration choisie : ne singeons pas l'Amérique

    L'immigration choisie fait débat en Europe. Après le Royaume-Uni et l'Allemagne, la France envisage de s'y convertir à travers la nouvelle loi Sarkozy sur l'immigration. A l'image de la fameuse carte verte américaine de résidence et permis de travail aux étrangers (green card), la création d'une carte bleue européenne (blue card) a été parfois suggérée, y compris sur Telos par Jakob von Weiszäcker. Cette dernière permettrait aux travailleurs hautement qualifiés étrangers de circuler en Europe et entre celle-ci et leur pays d’origine. Selon une métaphore footballistique, certains – non-qualifiés – feraient l’objet d’un carton rouge tandis que les détenteurs de compétences reconnues bénéficieraient d’une « blue card ». Or cette logique de discrimination migratoire sur des critères socioprofessionnels, outre les problèmes éthiques évidents qu'elle soulève, ne convient guère à l'Europe pour au moins deux raisons.

  • 19 mai 2006

    L'Europe sert-elle encore à quelque chose ?

    Un an après le référendum et quarante-neuf ans après le traité de Rome, une question jusque-là peu débattue hante désormais le débat européen : l'Union sert-elle encore à quelque chose ?

  • 17 mai 2006

    Europe : comment lutter contre la désintégration ?

    Du lancement du Marché unique en 1992 à l'introduction de l'euro puis à l'élargissement de mai 2004, l'intégration européenne s'est déroulée à une allure vertigineuse. Des chocs comme la crise monétaire du début des années 1990 ne l'ont pas arrêtée, incitant au contraire à passer à l’étape suivante. Jusqu'au 29 mai 2005, cela renforça la confiance de ceux qui, en concevant le Marché unique dans les années 1980, ne pouvaient pas imaginer l'effondrement prochain du Rideau de fer et voyaient la monnaie unique comme un horizon lointain, théoriquement inéluctable mais pratiquement difficile à atteindre. Beaucoup de rêves étaient devenus réalité et il n'y avait aucun Plan B, quand les Français et les Néerlandais ont rejeté le Traité établissant une Constitution pour l'Europe.