• 29 janvier 2015

    De quoi Zemmour est-il le nom ?

    Le succès commercial et médiatique du Suicide français ont créé un fait politique. Cet ouvrage est un objet idéologique, qui entend donner une interprétation d’ensemble des inquiétudes et des peurs qui traversent une part de l’opinion française. Il est construit, habilement, selon un plan chronologique, pour montrer que, depuis les années 1970, tout conspire au déclin du pays, dans toutes les dimensions politique, économique, sociale, culturelle. Les responsables sont désignés sans équivoque – mais non sans amalgame.

  • 29 janvier 2015

    Economie française: entre insuffisance (faible) de l’offre et (forte) de la demande

    À l’heure où la publication les comptes nationaux nourrit de trimestres en trimestres un pessimisme qui semble irréversible, le temps n’est pourtant pas si éloigné de performances de croissance de l’économie française voisines des 2% l’an, comme en 2010 et en 2011. Comment expliquer la rupture de l’activité observée depuis 2011?

  • 27 janvier 2015

    Le jour d’après…

    Les jours et les semaines qui viennent vont être décisifs car il appartient à Alexis Tsipras de faire rapidement le départ entre ambitions légitimes, urgences sociales et illusions d’une restauration de l’ancien régime socio-administratif et d’une nouvelle ère de redistribution non financée. Poursuite et amplification des réformes structurelles contre aménagement de la dette et des programmes d’austérité, un compromis est possible.

  • 27 janvier 2015

    Matteo Renzi, un homme politique nouveau?

    Avec la fin de la présidence italienne du semestre européen et la démission du président de la République intervenue le 14 janvier, une nouvelle phase s’est ouverte pour Matteo Renzi. Celui-ci n’est à l’évidence pas un homme politique comme un autre. Renzi fascine, intrigue ou, à l’inverse, suscite une vive hostilité. Il y a eu en Italie durant près de deux décennies un « phénomène Berlusconi » ; il y a désormais un « phénomène Renzi ».

  • 26 janvier 2015

    Juncker: un plan pour quoi faire?

    Trop pingre, trop flou, trop artificiel… C’est en ces termes que l’on critique le Plan Juncker de relance par l’investissement. Si ces objections ont leur mérite, la seule question qui vaille n’est pas posée: le plan Juncker est une réponse, mais à quelle question?

  • 23 janvier 2015

    Après Charlie

    Après la communion, le désarroi. Après les retrouvailles de la France avec les valeurs fondatrices de la République, la liberté, la laïcité, l’universalité, voici le temps des déchirures et des chocs en retour.

  • 22 janvier 2015

    Lorsqu’il pleut des billets…

    Dans un livre publié en 1969, Milton Friedman voulait démontrer que la création de monnaie permet à coup sûr de relancer l’économie et contrer, au besoin, le risque de déflation. Il décrivait un hélicoptère qui faisait pleuvoir des billets sur le bon peuple. Ainsi équipés, les consommateurs se devaient de dépenser ce don imprévu: la relance économique était donc assurée. Après des années de valse-hésitation, la BCE vient de se décider à pratiquer l’assouplissement quantitatif en espérant que ça marche aussi bien que la monnaie-hélicoptère. Or rien n'est moins sûr.

  • 22 janvier 2015

    La société ouverte et ses ennemis

    Défendre notre conception des libertés sans aboutir à l’affrontement entre l’islam et l’Occident, tel est l’immense défi qui est le nôtre aujourd’hui. Comment le relever ?

  • 20 janvier 2015

    Telos repart…

    Vos demandes, vos interrogations, vos engagements nous ont convaincus. Telos avait trouvé sa place dans le débat public, sa fermeture provisoire suite au départ de son fondateur Zaki Laïdi avait laissé un vide. Il est plus que jamais nécessaire de nourrir un débat politique éclairé par les meilleurs travaux théoriques et empiriques, et orienté par les valeurs humanistes d’une Europe libérale et solidaire.

  • 3 décembre 2013

    Telos fait une pause

    Au terme de près de huit années de présence en ligne Telos a décidé de marquer une pause, le temps de se repenser et de se réinventer.

  • 2 décembre 2013

    François Hollande: du Royaume à l’Exil

    François Hollande fait à la fois l’objet d’une contestation virulente de l’opposition et d’une désaffection en profondeur de l’opinion. Le remarquable ouvrage que Gérard Grunberg vient de publier sur les socialistes français et les institutions politiques (1) permet toutefois d’éclairer un aspect moins visible mais tout aussi fondamental des tribulations de l’actuel Président de la République : l’incompatibilité du projet politique dont il est potentiellement porteur et de l’héritage institutionnel du parti dont il est issu, parti dont il a été de longues années le Premier Secrétaire avant d’en devenir le candidat victorieux à l’élection présidentielle de 2012.

  • 13 novembre 2013

    L'Ukraine entre l'Europe et Poutine

    Il n’est guère surprenant que la présidence lituanienne porte un très grand intérêt aux voisins orientaux : sa géographie, sa vision du monde et son projet européen l’y conduisent naturellement. Le Sommet de Vilnius de la fin novembre, concernant les « Partenaires orientaux » (Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Moldavie, Ukraine), définira la présence européenne dans la région pour les prochaines années, à travers l’adoption d’accords de libre-échange. Ce sera notamment le cas pour l’Ukraine, qui représente les trois cinquièmes de la population, de la richesse et de la superficie des pays concernés, ainsi qu’une puissance régionale. C’est certainement également l’Etat de la région le plus courtisé par la Russie, qui ne renoncera pas à avoir une influence prépondérante dans un pays slave orthodoxe.

  • 8 novembre 2013

    La lente dégringolade de la France

    Et voilà, la note de la France par Standard & Poors a été dégradée. Un coup de canif sous Sarkozy, un coup de canif sous Hollande. À chaque fois, l’explication est la même : pas de croissance suffisante en vue, pas de réformes sérieuses en cours.

  • 22 octobre 2013

    La gauche dans le piège

    Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, vient de déclarer qu’il souhaite que le mouvement lycéen pour le soutien de Léonarda reprenne. Venant d’un dirigeant politique, une telle déclaration signifie qu’au sommet de EELV certains sont désormais clairement favorables à la sortie du gouvernement. Pendant ce temps, les communistes s’apprêtent à voter contre le budget tandis que Mélenchon propose de rendre Valls à le Pen. Autant dire que la gauche politique a cessé d’exister. Le PS est désormais seul. Cette situation nouvelle appelle une analyse nouvelle.

  • 17 octobre 2013

    Oncle Sam frôle la catastrophe

    Après plusieurs semaines de suspense le Congrès américain a finalement trouvé un accord budgétaire évitant in extremis un défaut de paiement qui aurait été sans précédent dans l’histoire. Faut-il en conclure que la crise est passée et ne sera plus qu’un mauvais souvenir ? Loin s’en faut, car nous pouvons nous attendre à des débats intenses au début 2014. Toutefois l’accord d’aujourd’hui marque une victoire pour la stratégie de fermeté de la Maison Blanche, et le parti républicain devrait réfléchir à deux fois avant de courir le risque d’une nouvelle crise.

  • 16 octobre 2013

    Choc de compétitivité ou de complexité?

    Le CICE était censé stimuler la compétitivité des entreprises françaises, notamment industrielles et exportatrices. Le diagnostic établi par Louis Gallois était imparable : pour innover, exporter et investir, il fallait rétablir les marges des entreprises et donc alléger le coût du travail par un transfert des charges sociales patronales vers une assiette de taxation plus large comme la CSG ou la TVA. À l’arrivée le CICE se transforme par sa complexité pratique en arme de désincitation massive pour PME. Comment le carosse a-t-il été transformé en citrouille ? Le récit mérite d’être conté.

  • 7 octobre 2013

    Et pourquoi ne pas breveter les recettes de cuisine?

    Si l’on demande aux gens avertis s’il est normal de protéger l’inventeur ou le créateur artistique par des brevets ou des droits d’auteur, il est répondu oui de façon écrasante. Quand le coût de l’innovation est élevée et son coût de reproduction bas, quoi de mieux qu’un brevet ? Qui voudrait prendre la peine d’innover si dès le lendemain l’effort se retrouve chez un concurrent ? Et pourtant, cela fait partie de ces fausses évidences qu’il est utile de questionner.

  • 24 septembre 2013

    UMP et FN: une alliance inévitable?

    Le communiqué adopté à l’unanimité par l’UMP le 17 septembre marque un pas supplémentaire de ce parti vers une alliance à terme avec le Front national.  Certes ce communiqué dit le contraire : « Nous nous opposons avec vigueur à la politique menée par les socialistes et leurs alliés et nous combattons avec la même vigueur tous les extrémismes et les sectarismes. » Il semble ainsi reprendre le « ni ni » de Jean-François Copé. Mais en réalité, il traduit en d’autres termes l’innovation introduite par François Fillon. Il ne s’agit plus seulement de refuser le désistement ou l’accord avec PS ou le FN. L’UMP va beaucoup plus loin.

  • 16 septembre 2013

    La crise, c’est fini?

    Le président l’avait annoncé, la croissance est revenue. Si c’était vrai ! Un mois ou deux de bons chiffres – plus précisément, de chiffres moins catastrophiques – ne signalent pas une reprise économique. Il est très prématuré d’annoncer la victoire. Il est toujours aussi crucial d’arrêter le jeu de massacre de l’austérité. La situation est loin d’être claire.

  • 11 septembre 2013

    Réforme des retraites: un double non

    Fallait-il une nouvelle réforme des retraites ? François Hollande vient de répondre deux fois non. Non ! parce que les incertitudes économiques, l’absence d’urgence financière le risque de coalition des oppositions rendaient à ses yeux inutile une réforme censée régler tous les problèmes à l’horizon 2020. Non ! parce que la réforme structurelle de longue portée qui s’attaque à la racine du problème, qui aboutit à un équilibre soutenable de long terme et qui donne à Bruxelles les garanties demandées au risque de déclencher un conflit social majeur est contraire à sa culture politique. Alors qu’a t-il fait ? Un plan de financement lacunaire, riche en habiletés techniques, au confluent des lignes rouges syndicales mais dont le principal mérite est d’avaliser les réformes passées.