Gilles Andréani edit

Professeur associé à l’Université Panthéon-Assas (Paris II, France) Écrivez à Gilles Andréani
  • 10 mars 2017

    Présidence Trump: où sont les contre-pouvoirs ?

    Après six semaines d’exercice du pouvoir, l’on est à peu près fixé : Donald Trump reste lui-même. Le candidat ne s’est pas transformé en devenant président, et les marques les plus inquiétantes de sa personnalité demeurent. Dans cette situation, quels sont les contre-pouvoirs susceptibles de modérer les excès de style et d’idées du nouveau président et, ce qui est plus important, de s’opposer à la réalisation de ses projets les plus excessifs ?

  • 20 janvier 2017

    Trump et la politique étrangère américaine

    Le problème de la politique étrangère de Donald Trump c’est d’abord un problème Trump : que donnera aux affaires cette personnalité, qui ne semble retenir de la politique que le goût d’en découdre ; un personnage égocentrique, désinhibé, que l’on sent néanmoins vulnérable à la critique et à l’humiliation, et assurément rancunier ; un homme dont les idées parfois excentriques se sont avérées efficaces dans l’opinion, et qui ne donne pas signe de vouloir en changer ? Quels rapports entretiendra-t-il avec ses équipes de politique étrangère, que dominent deux non-politiques, et avec le Congrès ? De quel pouvoir dispose-t-il précisément ?

  • 4 mai 2016

    La doctrine Obama

    Le 18 mars, sous le titre « La Doctrine Obama », la revue The Atlantic a publié un long article de Jeffrey Goldberg, fruit d’entretiens répétés et de déplacements à l’étranger de l’auteur avec le président américain, où celui-ci justifie et rationalise son action internationale depuis 2009. Cette interview de The Atlantic restera dans les annales comme un classique de la politique internationale.

  • 8 mars 2016

    Un bilan de la politique étrangère d’Obama: pitié pour le pianiste!

    Que restera-t-il de la politique étrangère de Barack Obama au terme de son second mandat ? Pas grand’chose à en croire ses critiques, nombreux et d’horizons divers. Il y a les Républicains, qui après avoir dénoncé sa propension à l’excuse et à l’auto-flagellation, ses hésitations et sa faiblesse de caractère face à la Russie, la « carterisation » de sa présidence, parlent à présent, comme l’éditorialiste Charles Krauthammer, d’un « échec abyssal » de sa politique étrangère, qu’ils identifient à un recul de l’Amérique sur tous les fronts.

  • 11 janvier 2016

    Déchéance de nationalité et lutte contre le terrorisme: le débat et le consensus

    Confrontée à la pire menace terroriste de son histoire récente, la France a réagi avec fermeté et unité. Les forces politiques françaises se sont retrouvées d’accord sur l’essentiel. Ce consensus sur le fond n’a pas empêché une polémique sur la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français coupables d’acte de terrorisme. Le plus intéressant dans cette affaire n’est pas le débat lui-même mais ce sur quoi il porte, et d’abord ce sur quoi il ne porte pas.

  • 24 novembre 2015

    Faut-il parler de guerre contre le terrorisme ?

    La France mène un juste combat contre le terrorisme, dont l’année 2015 a montré à quel point il pouvait être douloureux, risqué, et lourd de dangers pour le tissu social français. Le discours de guerre est en partie justifié : attaqués par Daech sur notre territoire, nous sommes fondés à répliquer sur le sien. Mais il rend compte d’une menace mixte, intérieure et extérieure, criminelle et idéologique avant d’être militaire, et dont les déterminants internationaux sont infiniment difficiles à modifier pour la France ; et il n’est pas sans risque pour cet objectif sous l’égide duquel François Hollande avait entendu placer son discours, celui de l’unité nationale.

  • 17 février 2015

    Ukraine: où va Poutine?

    Les motivations du président russe s'inscrivent dans quatre dimensions : l’histoire, la géographie, l’idéologie et la politique intérieure. Comment, dans ce contexte, juger le deuxième accord de Minsk?