Antoine Bouët edit

Directeur du CEPII, professeur d’économie à l’université de Bordeaux Author's personal website Écrivez à Antoine Bouët
  • 22 October 2024

    Harris vs Trump: au pays des droits de douane, qui est le plus protectionniste?

    Harris vs Trump: au pays des droits de douane, qui est le plus protectionniste?

    Depuis 2018, la politique commerciale des administrations américaines est devenue plus protectionniste. Le passage de témoin entre Donald Trump et Joe Biden n’a pas marqué de rupture de tendance. Est-ce étonnant dans un pays qu’on décrit souvent en France comme le pays défenseur de la mondialisation et du libre-échange? Et quant au proche avenir, qui, des deux candidats à l’élection présidentielle du 5 novembre 2024, est le plus protectionniste?

  • 11 April 2024

    Le vote anti-mondialisation en France

    Le vote anti-mondialisation en France

    Les sénateurs qui ont voté en mars contre la ratification du traité commercial entre l’UE et le Canada ont intégré une réalité électorale: depuis les années 1980, le vote anti-mondialisation progresse nettement en France. Le refus porte pour partie sur l’immigration, pour partie sur le commerce international. Mais sur ce deuxième point, une approche par territoire montre que le jeu reste ouvert.

  • 30 October 2023

    Subventions et droits de douane: est-ce le meilleur moyen pour réindustrialiser?

    Subventions et droits de douane: est-ce le meilleur moyen pour réindustrialiser?

    Dans un article sur l’industrie automobile paru dans Telos le 19 octobre, Pierre-André Buigues et Denis Lacoste s’inquiètent de la concurrence chinoise et de l’IRA américain. Ils soutiennent «des aides massives à la recherche et à la production, et une protection commerciale du marché européen». Mais droits de douane et subventions n’ont-ils aucun inconvénient? Avant de s’engager dans ces politiques, il faut évaluer leur impact.

  • 15 July 2022

    Crise alimentaire: Poutine est-il le seul responsable?

    Crise alimentaire: Poutine est-il le seul responsable?

    Au moment où une nouvelle crise alimentaire s’installe dans le monde et devrait faire connaître un état d’«insécurité alimentaire aigüe» à entre 20 et 40 millions de personnes supplémentaires en 2022, il importe d’identifier les causes de cette détérioration de la situation humanitaire mondiale. L’invasion de l’Ukraine par la Russie est un facteur bien identifié. Existe-t-il aussi des causes structurelles ou politiques?

  • 12 April 2022

    La guerre en Ukraine et la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest

    La guerre en Ukraine et la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest

    Alors que les conséquences en termes de sécurité alimentaire du conflit ukrainien sur certains pays d'Afrique du Nord (Egypte, Libye) apparaissent clairement négatives, celles sur l'Afrique de l'Ouest sont plus difficiles à déchiffrer. Les tensions liées à la crise russo-ukrainienne interviennent dans un contexte régional difficile, avec des marchés des produits de base dans la tourmente.

  • 23 November 2021

    Covid: comment la crise a-t-elle touché l’Afrique?

    Covid: comment la crise a-t-elle touché l’Afrique?

    Les économies africaines ont été impactées par la pandémie, mais selon des modalités très différentes de ce qu’on a connu ailleurs dans le monde. La réponse publique n’a pas non plus la même puissance et une action internationale s’impose. Voici les principaux éléments de diagnostic.

  • 21 September 2021

    Barrières commerciales: et si on parlait de la corruption?

    Barrières commerciales: et si on parlait de la corruption?

    Les économistes travaillant sur les barrières au commerce international s’intéressent beaucoup depuis une dizaine d’années aux barrières administratives, appelées parfois par euphémisme tracasseries administratives («red tape» en anglais) et à la corruption des douaniers. L’Afrique de l’ouest en est un cas d’école.

  • 24 February 2021

    Africa’s food security requires accurate trade statistics

    Africa’s food security requires accurate trade statistics

    Africa’s trade flows, particularly in the agriculture and food products sector, are known to be very underestimated, suggesting there is a considerable margin of error. This greatly hampers the continent's governments in making policies for food security. Yet some improvements are in sight. A well-structured partnership between private operators, apex organizations, national statistical institutes, and international institutions can make an important contribution to improving Africa’s international trade statistics.

  • 24 February 2021

    Sécurité alimentaire en Afrique: les statistiques de commerce international, nerf de la guerre

    Sécurité alimentaire en Afrique: les statistiques de commerce international, nerf de la guerre

    Les statistiques du commerce en Afrique, notamment dans le secteur des produits agricoles et alimentaires, sont connues pour être très mal mesurées, avec une marge d’erreur souvent considérable. Cela pénalise substantiellement les politiques de sécurité alimentaire des gouvernements du continent. On peut faire mieux, avec un partenariat bien structuré entre opérateurs privés, interprofessions, instituts nationaux de statistiques et institutions internationales.

  • 9 April 2020

    Coronavirus et sécurité alimentaire en Afrique

    Coronavirus et sécurité alimentaire en Afrique

    L’Afrique connaît ses premières victimes du coronavirus. Mais au-delà de la question sanitaire, celle de la sécurité alimentaire pourrait aussi devenir un enjeu. L’Afrique est dépendante du commerce mondial pour sa sécurité alimentaire. Or à cet égard il y a aujourd’hui quelques bonnes et quelques mauvaises nouvelles.

  • 12 December 2019

    Quand les prohibitions mènent à la contrebande

    Quand les prohibitions mènent à la contrebande

    Depuis juillet 2019, et un sommet de l'Union Africaine à Niamey (Niger), la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECA) est dans sa phase opérationnelle, après la signature tardive du traité par le Nigeria et le Bénin, et la ratification par le Gabon et la Guinée Equatoriale. 

  • 19 March 2019

    La réciprocité dans le commerce international: une fausse bonne idée

    La réciprocité dans le commerce international: une fausse bonne idée

    Donald Trump aime manifestement les idées simples. En matière de politique commerciale, une ligne de conduite paraît s’imposer à lui: la réciprocité.

  • 20 December 2017

    Sauvons le système commercial multilatéral!

    Sauvons le système commercial multilatéral!

    Depuis l’élection de Donald Trump, le gouvernement américain multiplie les déclarations contre l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et fait de l’Organe de règlement des différends (ORD), sa cible privilégiée et la cause d’un possible retrait américain. Il faut tout faire pour sauver cette architecture qui soutient, à son bénéfice, le système international du commerce et protège les petits pays de l’arbitraire des grands…

  • 29 September 2017

    Sécurité alimentaire et commerce international

    Sécurité alimentaire et commerce international

    On déplore 815 millions de personnes sous-alimentées dans le monde en 2016, soit 38 millions de plus qu’en 2015. Cette augmentation récente semble marquer une halte dans la dynamique qui a vu la part de la population mondiale affectée par la faim passer de 17,5% à 11% en 20 ans, alors même que la globalisation qui a soutenu cette dynamique est remise en question.

  • 14 June 2017

    Make America (et ses partenaires commerciaux) Lose Again!

    Make America (et ses partenaires commerciaux) Lose Again!

    Une nouvelle guerre commerciale, initiée par le gouvernement américain, ferait-elle encore perdre les Etats-Unis ? Et quelles pourraient être les conséquences pour leurs partenaires commerciaux ?

  • 1 October 2009

    Faut-il conclure le cycle de Doha ?

    Faut-il conclure le cycle de Doha ?

    Il y a quelques mois beaucoup d’observateurs s’inquiétaient du risque de protectionnisme. Dans le contexte de crise économique mondial depuis octobre 2008, chaque gouvernement serait tenté de recourir à l’arme protectionniste, quitte à pénaliser ses voisins. L’interdépendance des économies pourrait alors conduire à une série de représailles et de contre-représailles, nuisible au bout du compte à l’économie mondiale et à chacune de ses composantes. Aujourd’hui il apparaît que le commerce mondial reprend doucement et que le recours au protectionnisme n’a finalement pas eu lieu de manière significative. Les États ont essayé de réagir à la crise en privilégiant la coopération commerciale au repli protectionniste. Faut-il alors soutenir une conclusion du Doha Round, cycle de négociations commerciales multilatérales organisé par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et qui impliquerait une nouvelle libéralisation multilatérale du commerce ?

  • 25 March 2009

    À trop crier au loup, on en voit le museau

    À trop crier au loup, on en voit le museau

    Faut-il craindre un retour du protectionnisme ? En 1929, la Ligue des Nations, comme le G20 aujourd’hui, avait appelé à adopter une trêve tarifaire pour les deux ou trois ans à venir. L’histoire montre que ce type de déclarations n’engage personne, y compris ceux qui les font. En attendant, il est normal de rester vigilant mais il ne faut pas décrier un protectionniste aujourd’hui chimérique, au risque de perdre toute pertinence dans les débats à venir. Comme nous l’enseigne Esope, à trop crier au loup, on en voit le museau.

  • 13 January 2009

    La libéralisation du commerce est-elle nécessaire ?

    La libéralisation du commerce est-elle nécessaire ?

    Le 12 décembre dernier, Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), notait qu’ « il n’y avait pas actuellement de volonté politique suffisamment forte dans le monde pour effectuer le dernier pas qui permettrait de conclure le Cycle actuel de négociations commerciales internationales ». Après sept années de négociations, des oppositions existent encore sur les modalités, c’est-à-dire les propositions concrètes que les pays membres de l’OMC devront mettre en œuvre au terme de cette négociation. La crise semble par ailleurs encourager des velléités protectionnistes. Faut-il craindre une guerre commerciale ? Les risques afférents suggèrent que l’idée même de l’OMC est aujourd’hui en jeu. On peut pourtant voir dans ces règles communes un véritable bien public international.

  • 3 December 2008

    Trade as an international public good

    Trade as an international public good

    After seven years of negotiations, the World Trade Organization (WTO) mini-ministerial meeting held in Geneva last July did not manage to close the gap between delegations to reach a final agreement on the Doha round liberalization modalities. Conflicts still exist on several issues regarding the disciplines that both developed and developing countries should make. Traditional impact studies aim to assess the potential gains of Doha negotiations by comparing the consequences of the negotiation modalities to the status quo (baseline). Therefore, the cost of a failure of the negotiations is just an opportunity cost: the unrealized gains. However, this approach may underestimate the real losses associated with a failure of the DDA. Such a drastic event will make the business as usual assumption uncertain: the status quo is not a long-term perspective for trade policies.

  • 3 December 2008

    Trade as an international public good

    Trade as an international public good

    After seven years of negotiations, the World Trade Organization (WTO) mini-ministerial meeting held in Geneva last July did not manage to close the gap between delegations to reach a final agreement on the Doha round liberalization modalities. Conflicts still exist on several issues regarding the disciplines that both developed and developing countries should make. Traditional impact studies aim to assess the potential gains of Doha negotiations by comparing the consequences of the negotiation modalities to the status quo (baseline). Therefore, the cost of a failure of the negotiations is just an opportunity cost: the unrealized gains. However, this approach may underestimate the real losses associated with a failure of the DDA. Such a drastic event will make the business as usual assumption uncertain: the status quo is not a long-term perspective for trade policies.