• 3 janvier 2006

    Emploi : la solution passe par le CUP (contrat unique progressif)

    La France souffre bien d'une fracture sociale : entre ceux qui ont la sécurité de l'emploi et les autres. Les premiers ont des CDI, la sécurité du revenu, la quasi certitude de l'emploi, la retraite assurée. Les autres, qui sont souvent les jeunes, n'ont rien de cela. Dans le meilleur des cas, ils alternent CDD et chômage, ont du mal à en vivre et ne peuvent emprunter pour se loger. S'ils sont optimistes, ils s'accrochent à l'espoir d'un travail permanent. S'ils le sont moins, ils deviennent indifférents à leur environnement de travail, et se résignent à leur sort.

  • 2 janvier 2006

    Unedic Round : les portes claquent mais la réforme se fait attendre...

    L'Unedic Round de 2005 a tenu ses promesses : des jours et des nuits de négociations hachées de suspensions tactiques et de manipulations par presse interposée. Les portes claquent sous l'œil des caméras, mais les réformes de structure attendront.

  • 21 décembre 2005

    L'affaire Fazio ou l'exception (bancaire) italienne

    Au terme de plusieurs mois de combats sombres et de révélations nauséabondes, le gouverneur de la Banque d'Italie a démissionné. La justice se prononcera un jour. La police italienne enquête et la Commission Européenne saisit la Cour Européenne de Justice. Il est bien trop tôt pour savoir exactement ce qui s'est passé et pour condamner Antonio Fazio. Il se peut qu'il se défend parce qu'il n'a rien fait de répréhensible, tout comme il se peut qu'il ne cherche qu'à repousser l'instant du jugement. Mais l'accumulation de révélations l'ont paralysé et, en attendant, son refus, pendant des mois, de démissionner pose la question de l'indépendance des banques centrales.

  • 20 décembre 2005

    Baisser la TVA sur la restauration, une bien mauvaise idée

    Baisser la TVA sur la restauration, une bien mauvaise idée

    Les restaurateurs remettent le couvert à propos de la baisse à 5,5% de la TVA sur la restauration. Développer l'emploi constitue, nous dit-on, la raison première de l'instauration d'une telle mesure. Monsieur Daguin, le président de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière, en promet 40 000, qui sont à rapporter au coût brut de cette mesure pour les finances publiques : environ 3 milliards d'euros. Ainsi chaque emploi créé coûterait la bagatelle de 70 000 euros ! La belle affaire ! Les hypothèses qui étayent cette estimation sont plus qu'optimistes.

  • 19 décembre 2005

    Budget européen : beaucoup de bruit pour presque rien ?

    Il faut sans doute se réjouir de ce que le Conseil européen ait finalement abouti à un accord sur le budget de l'Union. Depuis quelques semaines, il était clair que la négociation s'inscrivait dans un cadre traditionnel et que toute révision ambitieuse des priorités était exclue. Dès lors, mieux valait conclure, pour ne pas prolonger des batailles acrimonieuses et ne pas retarder la préparation des programmes d'aide aux pays de l'élargissement.

  • 12 décembre 2005

    Les chiffres du chômage sont-ils tronqués ?

    Si dans le langage de tous les jours, le terme de « chômage » ne prête guère à confusion, sa réalité économique est pourtant très difficile à mesurer, tant les frontières entre chômage et inactivité sont floues et poreuses. On compte pas moins de sept mesures de chômage, allant de la plus stricte à la plus généreuse, les dernières incluant des catégories de travailleurs découragés, ne cherchant que des emplois à temps partiel ou ayant travaillé un petit nombre d’heures dans le mois précédent la publication des chiffres.

  • 12 décembre 2005

    Budget européen : Blair pose les bonnes questions

    Il faudra bien arriver à un accord sur le budget européen, sous une présidence ou une autre. Partant du principe que l’argent est le nerf de la guerre, Tony Blair a essayé d’utiliser le budget pour forcer une réforme en profondeur de l’Union Européenne. Ça n’a pas marché, et on s’achemine vers une négociation traditionnelle, où des petits compromis permettent aux petits égoïsmes de protéger leurs petits intérêts. La routine. Tony Blair a cependant posé les bonnes questions. Il a été trop audacieux pour réussir, mais trop timoré face au scandale que représente le budget européen.