Charles Wyplosz edit
Professeur d'économie, Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement (Genève) Author's personal website Write to Charles Wyplosz-
14 February 2006
Laisse passer Trichet, je laisserai passer Stark
Juergen Stark vient d’être nommé au conseil d’administration de la Banque centrale européenne (BCE), en remplacement de son compatriote Otmar Issing, qui termine son mandat de huit ans, non renouvelable. Avec lui, tous les six membres initialement nommés quand la BCE a été créée auront été remplacés. Et les grands pays (Allemagne, Espagne, France et Italie) ont réussi le coup de se réserver chacun un des quatre sièges. Comme tous les autres anciens et nouveaux membres du Conseil d’administration, Stark vient de la haute administration économique (ministères des Finances ou banques centrales, parfois les deux). Cela garantit un conseil homogène, sans opinions divergentes. La machine va pouvoir ronronner à l’abri de toute influence pernicieuse sur son mode de pensée et surtout sans débat interne sur sa compréhension de ce qu’est, ou doit être, la politique monétaire. read more
-
9 January 2006
BCE : la complainte des gouvernements
Jeudi prochain, la Banque centrale européenne (BCE) devrait annoncer qu'elle laisse ses taux d'intérêt inchangés. Après les avoir gardés constants depuis juin 2003, elle les a augmentés d'un quart de point en décembre dernier. Pourquoi les augmenter en décembre et pas en janvier ? Sa décision de décembre avait été saluée par une volée de bois vert. De nombreux ministres, dont Jean-Claude Juncker, le ministre des Finances luxembourgeois qui exerce la fonction de président de l'Eurogroupe, avaient alors accusé la BCE de prendre le risque de faire avorter la reprise économique qui s'annonce timidement. Pourquoi tant de malentendus ? read more
-
21 December 2005
L'affaire Fazio ou l'exception (bancaire) italienne
Au terme de plusieurs mois de combats sombres et de révélations nauséabondes, le gouverneur de la Banque d'Italie a démissionné. La justice se prononcera un jour. La police italienne enquête et la Commission Européenne saisit la Cour Européenne de Justice. Il est bien trop tôt pour savoir exactement ce qui s'est passé et pour condamner Antonio Fazio. Il se peut qu'il se défend parce qu'il n'a rien fait de répréhensible, tout comme il se peut qu'il ne cherche qu'à repousser l'instant du jugement. Mais l'accumulation de révélations l'ont paralysé et, en attendant, son refus, pendant des mois, de démissionner pose la question de l'indépendance des banques centrales. read more
