Europe politique

A quoi sert la présidence française ?

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Contrairement à ce que pourrait faire croire la rhétorique à laquelle on a souvent recours en début de semestre, l’apport d’une présidence se mesure moins aux idées qu’elle injecte dans les débats européens qu’à sa capacité de faire siennes les priorités de l’Union et à faire progresser des dossiers ouverts par ses prédécesseurs. Le président en exercice ne dispose que d’une autorité limitée, mais cela lui permet parfois de faire la différence, notamment en qualité de « facilitateur ». Quelles sont ses marges de manœuvre ?
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Méditerranée : une union pour quoi faire ?

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Le projet d’Union pour la Méditerranée (UPM) fut initialement intitulé Projet de l’Union de la Méditerranée. En mars 2008, il est officiellement devenu « Processus de Barcelone. Union pour la Méditerranée ». On est passé d’un projet français qui voulait associer les seuls riverains de la Méditerranée sous la houlette de Paris à un projet européen associant tous les pays de l’Union aux pays méditerranéens. Ce changement peut se lire comme un échec pour le Président français, mais aussi comme l’expression inattendue d’une vitalité européenne. En effet, malgré tout ce qui se dit sur l’incapacité de l’Europe à agir collectivement, force est de constater que chaque fois qu’un acteur tente « de s’échapper » ou de se détacher de ses partenaires, ces derniers le rattrapent. Reste à savoir si cette européanisation d’un projet national garantira son succès.
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L’Europe à la carte ?

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L'UE ne peut continuer ainsi. Que le Traité de Lisbonne soit ou non adopté, le référendum irlandais nous aura appris une chose : l'unanimité et l'uniformité appartiennent au passé. L'UE est maintenant trop diverse pour attendre de tous ses États-membres la ratification d’un traité ou un engagement dans toutes ses activités. Faut-il pour autant imaginer une Europe à la carte ?
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Méditerranée : beaucoup de bruit pour rien ?

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Le projet d’Union pour la Méditerranée a connu bien des déboires. Peu préparée, mal négociée, l’initiative du président Sarkozy a été « sauvée » par l’Allemagne en mars dernier au prix d’une transformation radicale de son schéma initial. Du projet initial, visant uniquement les Etats riverains de la Méditerranée et faisant table rase des précédentes politiques méditerranéennes de l’UE, l’UPM est devenue, au printemps 2008, une nouvelle étape du Processus de Barcelone qui encadre le partenariat euro-méditerranéen.
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Europe : la norme contre la politique ?

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L'Europe a fait le choix d'être une communauté de droit et un de ses principaux moteurs est l'activité législative. Mais c'est aussi le domaine où sa légitimité est le plus contestée. Cela tient notamment aux différences entre le temps du droit et celui de l'action politique classique.
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Europe : un non de trop

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Le référendum irlandais sur le traité de Lisbonne met les dirigeants de l’Europe dans une situation très difficile. Sans un réexamen profond du pacte qui unit les Européens entre eux, l’Europe court vers de nouveaux blocages. La crise est désormais trop profonde. Un replâtrage ne suffira plus.
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Le retour de l'Entente cordiale ?

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Pour la diplomatie française, la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy au Royaume-Uni, en mars 2008, est considérée comme un succès. Le président a montré dans ses interventions un engagement et une chaleur qui tranchent avec l'attitude plus protocolaire de ses prédécesseurs. Il a parlé de la nécessité de construire une « entente fraternelle » entre les deux pays. Mais ces paroles sont-elles appelées à devenir des réalisations concrètes ou resteront-elles ce que l'on appelle en anglais du wishful thinking ?
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