Europe politique

Le retour de l'entente cordiale ?

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Pour la diplomatie française, la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy au Royaume-Uni, en mars 2008, est considérée comme un succès. Le président a montré dans ses interventions un engagement et une chaleur qui tranchent avec l'attitude plus protocolaire de ses prédécesseurs. Il a parlé de la nécessité de construire une " entente fraternelle " entre les deux pays. Mais ces paroles sont-elles appelées à devenir des réalisations concrètes ou resteront-elles ce que l'on appelle en anglais du wishful thinking ?
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Les réformes et l’Europe : rendez-vous manqué

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En annonçant la rupture avec les archaïsmes franco-français, le candidat Sarkozy se présentait comme celui qui mettrait un terme à la marginalisation de la France dans les affaires européennes. Certes, son ardeur à promouvoir les entreprises françaises inquiétait nos partenaires, mais l’idée d’une France profondément réformée soulevait bien des espoirs. C’était bien parti.
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Pour une autorité bancaire européenne

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La crise financière a placé les institutions financières privées sous le feu des projecteurs, mais on ne s’est guère demandé pourquoi la supervision des règles bancaires et financières n'a pas empêché la crise. Or les échecs du contrôle sont patents. Ils sont notamment dus à la concurrence des autorités nationales. Une autorité européenne consolidée serait nécessaire.
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Europe : Traité ratifié, abstention confirmée ?

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Le Congrès a approuvé, le 4 février, la révision de la Constitution française nécessaire à la ratification du traité de Lisbonne. Ses partisans estiment qu’il réconciliera les citoyens avec l’Europe, notamment à la faveur des prochaines élections au Parlement Européen. Y parviendra-t-il ? On peut en douter. La participation aux élections européennes restera structurellement faible. Mais pour regrettable qu'elle soit, elle ne doit pas être prise au tragique.
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OGM : une affaire européenne

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A la lumière des articles publiés dans les média sur les OGM, il est difficile d’avoir une vision claire de la situation juridique des OGM en France. Quel est le rôle de l’Europe, que peuvent faire les autorités nationales ? Le régime juridique applicable aux OGM semble mystérieux. Or le paradoxe est que ce n’est pas faute de transparence. Les informations, les décisions et les avis de l’Agence européenne de sécurité alimentaire sont publics et tous ces documents sont accessibles par internet. Un bel exemple de la difficulté à communiquer sur un sujet complexe et compliqué ! Embarquons-nous donc dans une tentative de clarification afin de discerner les enjeux essentiels de ce dossier.
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Les formes inattendues de la puissance européenne

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Le 25 octobre dernier, le Wall Street Journal publiait un violent réquisitoire contre l’Europe, intitulé « Regulatory Imperialism ». Ce qui était mis en avant dans ce texte, c’était la prétention de l’Union Européenne à vouloir imposer ses normes au reste du monde en tirant avantage de la force de son marché intérieur riche, attractif, et organisé. Sont alors évoqués l’affaire Microsoft, l’interdiction des importations de poulets rincés à la chlorine, la législation Reach sur les produits chimiques ainsi que le projet de mettre à contribution les compagnies aériennes dans la lutte contre le changement climatique.
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Un traité anticonstitutionnel?

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Le Traité réformateur signé à Lisbonne cette semaine marque un moment important dans la construction européenne. Fait remarquable, son contenu était connu avant même que ne s'ouvrent les travaux de la conférence intergouvernementale qui l'a négocié, puisque le mandat de cette dernière, qui a fait l'objet d'intenses négociations entre les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'Union, donnait avec un luxe de détails les principaux points de l'accord final. Les conclusions du Conseil européen sur ce point n'étaient pas seulement inhabituellement longues - pas moins de 17 pages en petit interligne - elles  allaient jusqu'à rédiger les principales dispositions du futur traité et à en déterminer la place dans l'accord final. Les dernières incertitudes - notamment sur les modalités de décision à la majorité - ont été levées au Conseil européen d'octobre, où les chefs d'Etat et de gouvernement ont confirmé ce que devait être le Traité réformateur et surtout ce qu'il ne devait pas être.
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