• 28 décembre 2005

    La présidence britannique : la tête dans le sable

    La longue bataille du budget européen s'est achevée il y a de cela dix jours avec un accord qui laisse tout en l'état. Ce fut un spectacle d'une rare hypocrisie car pour certains des acteurs de cette négociation, le marchandage ne portait que sur des détails. Des Etats dont le budget annuel dépasse les 700 milliards d'euros se sont battus pour quelques millions. Le résultat est un cadre financier 2007-2013 concentré sur des transferts à l'agriculture (42% du budget) et dont les bénéficiaires représentent à peine 3% de la population européenne. Par ailleurs 35% des dépenses continueront à être affectées à des fonds structurels dont l'efficacité est fortement mise en doute.

  • 19 décembre 2005

    Les avancées imprévues du sommet de Bruxelles

    Imaginons la situation en Amérique si les cinquante Etats devaient s'entendre sur le budget. En l'absence de Constitution, l'Europe doit toujours en passer par là et s'en remettre à des Etats qui ne semblent pas toujours comprendre que le budget de l'Union n'est pas construit sur une logique de dépenses, mais d'investissements. Les égoïsmes nationaux pèsent alors de tout leur poids et les négociations se jouent à la baisse. C'est ce qui s'est passé à Bruxelles. Mais ce budget étriqué cache une évolution du jeu des acteurs, qui laisse entrevoir un rebond de l'Europe politique.

  • 19 décembre 2005

    Budget européen : beaucoup de bruit pour presque rien ?

    Il faut sans doute se réjouir de ce que le Conseil européen ait finalement abouti à un accord sur le budget de l'Union. Depuis quelques semaines, il était clair que la négociation s'inscrivait dans un cadre traditionnel et que toute révision ambitieuse des priorités était exclue. Dès lors, mieux valait conclure, pour ne pas prolonger des batailles acrimonieuses et ne pas retarder la préparation des programmes d'aide aux pays de l'élargissement.

  • 19 décembre 2005

    Tony Blair et l'Europe de l'Est : la grande désillusion

    La présidence britannique se termine par un compromis budgétaire dont les principaux bénéficiaires seront les nouveaux pays membres. Pourtant, elle restera aussi comme le début d'un désamour entre Londres et l'Europe de l'Est.

  • 19 décembre 2005

    Budget européen : un compromis au rabais

    Au petit matin du 17 décembre, les chefs d'Etat et de gouvernement sont parvenus à s'entendre sur les perspectives financières européennes pour la période 2007-2013, donnant ainsi un semblant d'unité à une Europe décidément bien malmenée au cours de l'année qui s'achève. Rabais est certainement le mot-clef pour comprendre ce compromis. Il souligne à la fois la place centrale qu'a occupée dans ces débats l'épineuse question de la contribution britannique, la façon dont la plupart des délégations ont gardé le regard obstinément fixé sur leurs intérêts nationaux, et les implications de tout cela pour l'Europe. Si l'accord en question est appliqué, à compter de 2007 le budget européen sera en recul - 1,045 % du PIB au lieu des 1,09% prévus pour 2006 - sans que l'on puisse dire que de nouvelles perspectives aient véritablement été tracées, puisque les choix douloureux ne seront débattus qu'à partir de 2008.

  • 13 décembre 2005

    Vers un budget européen au rabais

    L'une des questions centrales du dernier sommet européen concerne le fameux chèque britannique. C'est un mécanisme assez complexe, mais en substance la ristourne accordée à la Grande-Bretagne représente environ les deux tiers des contributions nettes au budget communautaire.

  • 11 décembre 2005

    L’Europe : vers une hégémonie britannique ?

    On entend beaucoup parler ces jours-ci d’une hégémonie britannique en Europe, mais c’est une formule trompeuse. Les Britanniques, faut-il le rappeler, ne sont pour rien dans l’échec de la ratification du Traité constitutionnel. Ils s’étaient sur ce point montrés coopératifs, alors même qu’ils n’en voyaient pas la nécessité. Par ailleurs, si les idées économiques et sociales de la Grande-Bretagne sont très certainement majoritaires dans l’Union Européenne à vingt-cinq, est-ce dû au charisme du Premier ministre britannique, ou tout simplement à l’air du temps mondial ? Il est certain en tout cas que les idées françaises sont aujourd’hui minoritaires, d’où le caractère peu pertinent, dans le contexte actuel, de la demande de la gauche française d’une Europe sociale.